Invité sur le plateau de VOtv, Arnaud Bazin, président du groupe UVO (UMP et non inscrits) au Conseil général, a évoqué les futures élections cantonales. Le maire et conseiller général de Persan tire un bilan « très inquiétant pour l’avenir du département » de la gestion socialiste depuis trois ans. « L’endettement du Val d’Oise à la fin 2010 a progressé de 62% depuis l’arrivée de la gauche » a-t-il déclaré.
Côté projets, Arnaud Bazin souhaite « que le Conseil général redevienne un grand équipementier capable d’investir pour développer le département et ne pas être un département dortoir. » Sur l’état d’esprit de la droite à l’approche du scrutin, l’élu indique que les candidats se lancent avec « humilité et détermination » devant « un scandale qui dure depuis trois ans », en référence à l’épisode Daviot.

 Qualifiés de « liquidateurs du Conseil général » par le socialiste Didier Arnal en référence à la réforme des collectivités territoriales du gouvernement, les élus de droite, par la voix de leur chef de file, Arnaud Bazin, réagissent : « il n’est pas question de liquider le département. » « Effectivement, nous voterons pour un conseiller général pour 3 ans au lieu de 6 ans mais le département continuera d’exister, a développé l’élu de Persan. Avec cette réforme, dans 3 ans, nous aurons juste un élu qui siègera à la fois au Conseil général et au Conseil régional. » Et d’ailleurs, « comment trouver des candidats pour liquider la collectivité à laquelle ils aspirent à siéger ? » s’est-il interrogé. Arnaud Bazin estime que le PS « redoute » surtout ce nouveau mode d’élection. « Ce ne sera plus un scrutin de liste, plus favorable aux socialistes et qui permet de politiser ces élections, explique-t-il. Désormais nous aurons des élus de proximité à la région et nos adversaires redoutent cette proximité et le dialogue avec la population. » 

« Le PS veut politiser le débat pour ne pas évoquer son bilan »

Cette attaque sur la réforme territoriale découle, selon Arnaud Bazin, d’une stratégie de la gauche sur les cantonales qui consiste à « politiser le débat pour ne pas évoquer son bilan et ne pas avancer un projet qui serait en contradiction avec ce qu’ils ont fait jusque-là. »

Parlant du bilan de gauche, le maire de Persan l’a qualifié de « très inquiétant pour l’avenir du département ». « L’endettement du Val d’Oise à la fin 2010 a progressé de 62% depuis l’arrivée de la gauche, détaille-t-il. C’est considérable. Et ça, ça risque de lier beaucoup plus le département que les quelques réformes territoriales. Avoir des compétences c’est bien encore faut-il avoir de l’argent pour y faire face. »

Sur la problématique du désengagement de l’Etat rappelée régulièrement par la majorité, Arnaud Bazin y voit une « recherche systématique de boucs émissaires au lieu d’avoir une approche pragmatique. » D’autant plus qu’après une année 2009 difficile due à la crise et à la baisse des droits de mutation, « l’année 2010 a vu une augmentation des ressources » affirme le chef de file de l’UVO qui veut voir le Conseil général redevenir « le garant de l’avenir du territoire. »
 
« Il faut que le Conseil général redevienne un grand équipementier »

« Pour faire venir des entreprises, il faut développer les voies de communication, appuie-t-il. Le Conseil général doit donc redevenir un équipementier capable d’investir pour développer le département et ne pas être un département dortoir. » Autre axe de campagne : dénoncer la contractualisation de l’aide aux communes instaurée par la majorité, « un dispositif fermé et de mise sous tutelle des communes. » « Il faut que le Conseil général redevienne un interlocuteur de confiance des communes » ajoute l’édile de Persan.

« Notre détermination est très grande devant ce scandale permanent »

Arnaud Bazin assure que la droite s’engage dans cette élection « avec humilité et détermination. » « Face à l’arrogance des socialistes, il faut aller au contact des habitants car il est difficile d’expliquer les enjeux, poursuit-il. Et nous y allons avec détermination. Il y a un scandale qui dure dans ce département depuis trois ans. La gouvernance est socialiste alors que il y a autour de la table, 20 conseillers généraux (sur 39) qui ont été élus sous l’étiquette UVO donc par des électeurs qui ne voulaient pas de cette gouvernance de gauche. »

Sur l’impopularité de Nicolas Sarkozy qui pourrait compliquer la campagne de la droite, le conseiller général rappelle les enjeux locaux de l’élection cantonale. « Nous n’allons pas voter pour le président de la République, les députés ou les sénateurs, nous allons voter pour des gens qui vont être les représentants de leur canton et qui vont devoir défendre les intérêt du département mais aussi de leur canton dans un équilibre que l’on doit sans cesse rechercher. » « Le Conseil général est présent partout dans la vie quotidienne » rappelle-t-il.

Sur son éventuelle candidature à la présidence du Conseil général en cas de victoire de la droite, Arnaud Bazin assure que « ce serait avec grand plaisir mais aussi avec beaucoup de craintes » qu’il remplirait cette mission si ses collègues lui la confient. Mais il rappelle qu’il est pour l’instant candidat dans son canton et qu’il n’a pas la « prétention d’être élu. » « Dans ce groupe, il y a tout un tas de gens qui ont autant voire pour certains d’entre eux plus de qualité que moi. Il faut déjà que nous ayons une majorité nette. Nous verrons à ce moment là qui sera le plus qualifier ».

Interview à voir sur VOtv ce vendredi à 18 h 30, samedi à 10 h 15 et 16 h 15. A voir sur Numéricâble et Noos canal 90 et 55 + les bouquets ADSL  : Orange (canal 237) Freebox (canal 205), Neufbox (342)

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VOtv Cantonales 2011 Arnaud Bazin
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