"C’est un très bonne nouvelle. Il n’y a plus d’ambiguïté", réagit le conseiller régional PS après avoir appris que la cour d’appel de Versailles a prononcé, ce lundi, sa relaxe dans une affaire de rébellion à agent remontant à juillet 2009. Ali Soumaré avait été condamné à deux mois de prison ferme dans cette affaire lors d’un premier procès auquel il ne s’était pas rendu. Il avait fait appel en pleine campagne des régionales 2010. Alors tête de liste PS dans le Val-d’Oise, il avait expliqué ne pas avoir eu connaissance de la convocation et s’était toujours élevé contre ces accusations. "Maintenant, il n’y a plus rien !", se félicite le jeune élu. Joint par VOnews, le maire UMP de Franconville, qui avait relayé cette condamnation lors des Régionales de 2010, n’a pas souhaité réagir.

 Cette affaire de rebellion à agent avait fait grand bruit à l’époque où Ali Soumaré était tête de liste aux élections régionales de mars 2010. Elle avait été mise en avant par deux élus UMP du Val-d’Oise Francis Delattre et Sébastien Meurant, respectivement  maires de Franconville et Saint-Leu-La-Forêt.

En pleine campagne des Régionales, le jeune militant PS de Villiers le Bel avait été taxé de "délinquant multirécidiviste" par les deux élus UMP qui lui attribuaient plusieurs condamnations. 

 "Il n’ y a plus rien. Il n’y a plus d’ambiguïté, déclare à VOnews Ali Soumaré. Maintenant, j’attends les procès en diffamation et atteinte à la présomption d’innocence".

L’avocat d’Ali Soumaré, Maître Mignard, avait saisi en février 2010 le doyen des juges d’instruction de Pontoise d’une plainte en diffamation.

On se souvient que la procureur de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, avait indiqué qu’une affaire judiciaire avait été faussement attribuée par les élus UMP à Ali Soumaré, tête de liste PS aux régionales dans le Val d’Oise, en raison d’"un problème d’homonymie".

Après plus de trois mois d’enquête, la CNIL avait expliqué que les informations concernant le passé judiciaire d’Ali Soumaré provenaient du tribunal. L’auteur de cette consultation n’a cependant pas pu être identifié.

Dans un livre, publié en novembre, Ali Soumaré est revenu sur une condamnation qui l’avait conduit en prison. Une affaire, qui remonte à 1999, qui est désormais prescrite. "C’est une erreur de jeunesse dont j’ai tiré les conséquences, avait-il expliqué pendant la campagne des Régionales. J’ai même eu un déclic à ce moment-là. J’ai payé ma dette", déclarait Ali Soumaré dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien. Cela a nourri mon engagement, notamment dans le monde associatif et dans toutes mes actions à Villiers-le-Bel. Je sais ce que j’ai fait à cette époque-là, mais cela ne leur donne pas le droit de rajouter, onze ans après, un autre passé judiciaire qui, celui-là, ne m’appartient pas."