« Si on veut un département qui protège, c’est un département géré par la gauche », lance  Dominique Lefebvre, 1er secrétaire fédéral du PS-95 à l’occasion de la présentation du programme des candidats socialistes aux élections cantonales. Pour le patron du PS dans le Val-d’Oise, il faut s’attendre à un vote sanction contre Nicolas Sarkozy les 20 et 27 mars prochain. Si le patron des socialistes torpille la politique du président de la République, le président PS du Conseil général se charge lui de ses opposants à droite. « Quel est leur leader ? Quel est leur projet départemental ? », interroge Didier Arnal qui met en avant ses priorités pour les trois ans à venir : « emploi, transports, logement »

 « 2012 sera une échéance décisive. Mais 2012 se prépare en 2011, prévient le patron du PS 95 qui redoute une faible participation aux cantonales. Quand on veut  se séparer de Nicolas Sarkozy en 2012, on vote d’abord en 2011 pour conserver à gauche le Conseil général du Val-d’Oise ».

Dominique Lefebvre ne veut pas voir revenir la droite aux commandes du département. « Il ne faut pas que le Val-d’Oise reparte en arrière. Quarante ans de droite, ce sont des années d’absence du Val-d’Oise. On l’a vu avec le Grand Paris : pas de projets ! », assène l’élu qui, revenant sur le bilan de la droite avant 2008, parle de « politique à la petite semaine ». Et Didier Arnal de prendre la parole pour dénoncer « l’héritage ». Le président du Conseil général prend pour exemple le logement. « En trois ans, nous avons fait avec Val-d’Oise Habitat (bailleur social du Conseil général, ndlr) ce que la droite n’a pas fait en quinze ans ! L’héritage, c’est 5000 logements. Ce n’était même pas au niveau du plus petit département français », lance l’élu assurant avoir augmenté de 50% le nombre de HLM notamment en rachetant 1790 logements du bailleur Icade à l’est du Val-d’Oise et en lançant un projet de 800 nouveaux logements à l’horizon 2012.

Lors de la conférence de presse qui s’est tenu au siège du PS-95 à Cergy devant des candidats sagement assis, Didier Arnal a dénoncé par ailleurs « un mépris invraisemblable » d’Arnaud Bazin après la lecture de cette petite phrase du leader de l’UVO parue dans l’édition du week-end du Parisien : « une politique pour les jeunes, c’est les insérer et pas leur proposer les Restos du cœur au collège ». 

« Dans quel département, il vit ? Rencontre-t-il les mêmes valdoisiens que nous ?, a interrogé Didier Arnal défendant son dispositif Rest’O Collège. Quand on est à la tête d’un département, on sait quelle est la réalité de la crise et ce que vivent les valdoisiens ! »

 La veille de la conférence de presse, le président du groupe PS au Conseil général avait dénoncé dans un communiqué de presse une « droite rétrograde » sur le sujet. « Oser comparer la baisse des tarifs des repas pour les collégiens mise en place par la gauche avec Rest’O collège aux Restos du cœur, c’est insulter les milliers de familles qui bénéficient d’un système basé sur le principe du quotient familial qui n’a rien à voir avec l’aide alimentaire apportée par les Restos du cœur à nos concitoyens les plus démunis », écrivait Gérard Sebaoun. Et le conseiller général de Franconville de lancer : « Qu’Arnaud Bazin et tous les candidats qui se revendiquent de la droite UVO-UMP assument leur position jusqu’au bout et disent qu’ils veulent supprimer Rest’O collège ! ».
 
Jeudi, l’UVO présentera son programme à Cergy pour les cantonales des 20 et 27 mars.
 

http://www.dailymotion.com/embed/video/xhalt2