Entre avarie mécanique et blocage d’un passage à niveau, "une multitude d’incidents" a retardé ce matin les usagers de la ligne J. Parmi eux des Valdoisiens nous ont fait part en direct de leurs réactions. La gare de Cormeilles était noire de monde, comme en témoignent ces images envoyées d’un smartphone par un usager, en colère contre la SNCF.


 C’est à 8h20, à la gare de la Frette-Montigny que la galère commence pour Eric Fontanini, un usager de la Ligne J. Ce consultant doit se rendre à Londes après un rendez-vous professionel ce matin. "J’ai attendu environ 1h10 sur le quai, puis le train a démarré". Une fois dans le wagon "blindé" lâche-t-il, le trentenaire est soulagé. Pas pour longtemps. Malheureusement pour lui, le voyage direction Paris Saint-Lazare ne dure que quelques minutes. Le Transilien se stoppe à Cormeilles-en-Parisis, la gare voisine… tous les voyageurs sont priés de descendre.

Un attroupement exceptionnel sur le quai de Cormeilles

 

 

Eric n’avait jamais vu ça. Un quai bondé sur toute sa longueur, sans le moindre centimètre carré pour avancer. "On était au moins mille personnes sur le quai", s’étonne-t-il au téléphone. Le train repart alors à vide et sur le quai s’accumule une foule impressionante composée des usagers de Gisors à Cormeilles. Plusieurs minutes s’écoulent et après une série de photos, un nouveau train entre en gare, lui même déjà plein. Si Eric réussit à se faufiller parmi la foule dense, tout le monde n’a pas eu cette chance. "Il y a des gens qui n’ont pas pu rentrer, le train est surchargé, les gens sont entassés et sur les nerfs", témoigne-t-il en direct de la rame.

Près de 2h de retard pour les usagers du Gisors-Paris

 A l’intérieur et serré comme une sardine, Eric parvient à tendre le bras pour donner son smartphone à Olivier, habitant d’Ableiges. "Je prends mon train à 7h35, et là je vais arriver à 10h10 à Paris" raconte-t-il désabusé. En temps normal, pour Olivier la durée du trajet n’excède pas 45 minutes. Deux arrêts suivront au Val d’Argenteuil et Argenteuil, où les usagers tenteront en vain de pénétrer dans la rame. Eric aura lui finalement pu attraper son Eurostar in extremis, il aura tout de même râté son rendez-vous à Paris ce matin-là.

 

"Une multitude de petits incidents" à l’origine du retard


Mauvais contact sur un capteur d’échangeur, panne mécanique sur une locomotive et bloquage à l’ouverture du passage à niveau d’Herblay, "une multitude de petits incidents" serait à l’origine du retard, analyse-t-on à la SNCF. Ce matin c’était "l’effet domino sur un axe très chargé" qui a provoqué la foule à Cormeilles. Le réseau banlieue est un des plus dense d’Europe, Saint Lazare étant même la 2e gare du continent en terme de voyageurs. A la SNCF on assure que tout est rentré dans l’ordre.