Suite à l’arrêté de l’Agence Régionale Santé (ARS) indiquant que l’hôpital de Gonesse avait 3 mois pour cesser son activité de cardiologie interventionnelle, Jean-Pierre Blazy réunit en urgence un Conseil de Surveillance extraordinaire ce mercredi 9 mars au centre hospitalier. A son issue, il annoncera les actions engagées « afin que l’ARS annule sa décision ».

 L’Agence Régionale de Santé justifie la fermeture du service de cardiologie interventionnelle principalement par « la sécurité sanitaire des patients ». Un argument balayé du revers de la main par le maire de Gonesse. Jean-Pierre Blazy lui rappelle « qu’elle a reconnu dans l’arrêté que "le plateau technique est développé et performant" et que "les conditions techniques de fonctionnement n’appellent pas de remarques particulières." »

Le président du Conseil de Surveillance annonce également que le travail engagé par le service de cardiologie porte déjà ses fruits car non seulement son activité augmente mais près de 190 angioplasties ont été réalisées sur les 6 derniers mois ce qui permettrait d’atteindre le seuil fatidique des 350 annuels exigés par l’ARS.

Avec la convocation de Conseil de Surveillance exceptionnel, l’élu mais aussi personnel et syndicat veulent montrer que la partie n’est pas finie. Comme pour la radiothérapie à Argenteuil, de nombreuses actions sont à prévoir pour ce mois de mars décisif pour l’avenir de certains services. Le 10 mars le comité de défense de l’hôpital d’Argenteuil appelle le personnel à se rendre au siège de l’ARS à Paris pour manifester leur opposition aux décisions de l’Agence présidée par Claude Evin.