Jeudi, le comité de défense de l’hôpital d’Argenteuil manifeste pour le maintien de la radiothérapie, l’unique service public du Val-d’Oise qui propose un traitement par radiations contre le cancer. Cette manifestation se déroulera, à Paris, sous les fenêtres de l’agence régionale de Santé dont le directeur, Claude Evin, annonce que le sort du service, qui devait être scellé fin mars, ne le sera finalement pas avant « quelques mois ».

 « M. Evin doit comprendre que nous n’accepterons pas de laisser démanteler notre hôpital. La population de notre bassin en a besoin. Elle a droit d’avoir accès à des soins de qualité  à proximité. La situation est lourde de danger », déclare Christine Leser, la présidente du Comité de défense de l’Hôpital d’Argenteuil qui appelle à une manifestation au siège de l’ARS à Paris. Les opposants à la fermeture du service de radiothérapie partiront à 13 h des villes d’Argenteuil, Bezons et Montigny-les-Cormeilles.

« A partir du moment où l’on fermerait la radiothérapie, les patients partiraient sur d’autres établissements, estime Christine Leser. Ce sont des fatigues supplémentaires pour les patients. On ajoute aujourd’hui de l’angoisse à la fatigue ».

A l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France, son directeur Claude Evin explique qu’« actuellement sont examinées les autorisations de radiothérapie sur l’ensemble de la région Ile-de-France. Les autorisations d’activité doivent répondre à des critères de qualité dont le seuil d’activité, c’est une question de sécurité. Sur Argenteuil, le service de radiothérapie n’a jamais eu d’autorisation définitive ».

Claude Evin, annonce que le sort du service, qui devait être scellé fin mars, ne le sera finalement pas avant « quelques mois ».

« Il y a eu une activité importante au cours de la dernière période du service de radiothérapie d’Argenteuil en raison de la fermeture de celui de Saint-Germain-en-Laye à qui nous allons redonner l’autorisation. Argenteuil va voir son activité diminuer et ne remplira pas les conditions d’autorisation, sauf à se rapprocher du centre hospitalier d’Eaubonne – Montmorency », explique Claude Evin qui ajoute que « si Argenteuil, dans les mois à venir, arrive à montrer qu’il maintient le seuil d’activité ou le dépasse, il y aura un maintien ».

De quoi rassurer les manifestants jeudi après-midi ? Le comité de défense de l’hôpital s’inquiète aujourd’hui pour l’avenir du  site. « Il n’y avait déjà plus de chirurgie ORL et ophtalmologique, aujourd’hui on supprime  la radiothérapie, la rythmologie cardiaque, puis ce sera le tour des urgences chirurgicales la nuit et le week-end,  de la stérilisation », pronostique le comité qui espère jeudi obtenir une entrevue avec le directeur de l’ARS Ile-de-France.