Dans le cadre d’Escales danse en Val-d’Oise, la scène nationale accueille le Système Castafiore dans Stand Alone Zone, spectacle de danse en direction du Public Jeune. Rendez-vous au théâtre de L’apostrophe du 17 au 19 mars.

 STAND ALONE ZONE
Système Castafiore
>Escales danse en Val-d’Oise

à voir en famille à partir de 10 ans

 Stand Alone Zone, c’est une passionnante conception où sont réunis tous les paramètres qui donnent leurs lettres de noblesse au spectacle vivant. L’œuvre nous embarque, bien calés dans nos fauteuils, dans une aventure hors du temps : place aux rêves, à la réflexion, à l’imaginaire… nous voilà partis dans un autre monde… celui du Dessus. Laissons-nous guider par l’écran lumineux installé sur le haut de la scène, un nom, une phrase, une situation, s’inscrivent une vingtaine de fois, des repères pour ne pas s’égarer comme au temps du cinéma muet.

…2089…les hommes ont déserté la terre
Les hommes vivent dans le monde du Dessus, Karl Biscuit nous propose de dépasser la terre, pour cela, il utilise l’image numérique 3 D : un an de recherches, de croquis pour arriver à ce décor virtuel projeté sur un écran parabolique qui occupe toute la scène, on a l’impression d’être dans la machine qui monte au ciel.
Tout de suite on est ailleurs car il y a le langage des acteurs, une série d’onomatopées, de syllabes au son guttural avec la chorégraphie de Marcia Barcellos qui accentue ce dépaysement. Les danseurs, sans langage terrien, se meuvent comme s’ils se cherchaient.

Souvent, les images sont stupéfiantes, le bateau navigue-t-il ? Vole-t-il ? L’ascenseur pourra-t-il s’arrêter ? Les acteurs resteront-ils dessus, dans la mesure où on les voit accrochés la tête presque en bas ? Bref, la mise en scène ne s’impose pas de limites.
Pour Karl Biscuit, créer est une succession d’interrogations « j’ai la chance d’avoir découvert de savants utilisateurs du numérique (une équipe australienne). J’utilise ces nouvelles techniques comme pourraient le faire les metteurs en scène de la Renaissance avec les moyens de l’époque, où bouger les décors prenait beaucoup de temps. Avec le numérique en 3 D, tout est possible et j’ai le loisir d’introduire sur la scène d’autres éléments par les cintres et les coulisses… »

Lors des rencontres avec les spectateurs et Karl Biscuit et Marcia Barcellos les questions ne manquent pas et les réponses permettent de mieux comprendre le sens de cette création qui a demandé plus d’un an de travail « Ça se met en place comme un puzzle… pas de dramaturgie mais des métaphores… la transversalité de l’art du théâtre ressurgit par les techniques. J’ai travaillé un peu comme au cinéma avec des séries de séquences inspirées certainement du cinéaste André Tarkovski et son personnage Stalker. Un éloge de l’homme faible qui recherche un mode de vie philosophique parfait… » Aux spectateurs de réfléchir lors des représentations mais aussi de croire que malgré tout, dans un monde souvent déboussolé, rien n’est impossible… et que l’on peut aussi rêver !

Création Système Castafiore • composition, mise en scène Karl Biscuit • chorégraphie, costumes Marcia Barcellos • avec Grégory Alliot, Flavien Bernezet, Caroline Chaumont • décors, infographie Jean-Luc Tourné


jeudi 17 mars – 19h30
vendredi 18 mars – 14h30
samedi 19 mars – 17h

L’apostrophe – Théâtre des Louvrais
place de la Paix / Pontoise

informations pratiques
Tarif plein 13 € – tarif réduit 10 € – tarifs abonnés 8 € à 4 €
réservations à L’apostrophe >01 34 20 14 14 – www.lapostrophe.net