En 2010, l’irrégularité du RER D a atteint un nouveau sommet. Les chiffres dévoilés par le STIF (Syndicat des Transports d’Île-de-France) font état d’un taux de 19,5 % d’irrégularités recensées, soit une hausse de 5 points par rapport à 2009. Un nouveau record qui passe mal pour l’association d’usagers de la ligne D, le SADUR, qui estime sur son site internet qu’un train sur trois a été en retard ou supprimé sur cette ligne en 2010.

La première phase du schéma directeur des transports en Ile-de-France (Sdrif), mise en place fin 2008, prévoyait pourtant l’amélioration de la régularité jusqu’à 5 point par rapport à 2004, année de référence  avec 16,5 % d’irrégularité. Le SaDur considère pour sa part que « la seconde phase du schéma directeur (dont la mise en service est prévue fin 2013) n’améliorera pas la situation actuelle, et que les sommes allouées à la ligne D (500 millions d’euros d’investissements d’ici 2020) sont trop faibles pour améliorer durablement le quotidien des 550 000 usagers de la ligne ».

L’association signale également que, si les usagers de la ligne H ont subi des déboires liés aux nouvelles rames, le « Francilien », et qu’ils ont demandé « un geste commercial » au STIF, ceux de la ligne D ont été une victime collatérale du retard de la livraison de ces trains, puisque les rames qui devaient être libérées sur la ligne H auraient dû venir renforcer son parc. « Par conséquent, l’association SaDur demande qu’un même geste commercial soit accordé aux usagers de la ligne D, dont la régularité en 2010 est par ailleurs catastrophique ».