Le député maire de Sarcelles, François Pupponi, a déposé un texte de Loi au nom du groupe Socialiste, Radical et Citoyen (SRC) de l’Assemblée nationale. Dans celui-ci il invite à prendre des « mesures d’urgence » en faveur des villes et des quartiers en difficulté.

 En dépit des actions menées depuis de nombreuses années dans les villes et quartiers en difficulté, les inégalités persistent encore fortement aujourd’hui. Un constat dont est bien conscient le maire de Sarcelles, François Pupponi, instigateur au nom du groupe SRC de l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi visant à prendre des « mesures d’urgence » pour les villes défavorisées.

L’emploi et la péréquation comme cheval de bataille

Dans sa proposition de loi, le groupe SRC aborde de nombreuses problématiques. Mais pour François Pupponi, les deux sujets phares concernent « l’emploi et la péréquation ». Interrogé, l’élu souligne notamment l’importance des « actions autour de la péréquation » et « du combat pour trouver des emplois en dehors des quartiers ». Dans ces deux domaines, le groupe parlementaire propose plusieurs mesures. Par exemple, il demande une meilleurs péréquation, notamment en tenant compte des communes les plus en difficulté lors de la répartition mais aussi le prélèvement de charges sociales. Le groupe espère ainsi « dégager 1,5 milliard d’euros supplémentaires pour les dotations de péréquation des communes ». Pour l’emploi, le texte propose autant de favoriser l’emploi des habitants des zones défavorisées que d’encourager le maintien des entreprises dans ces bassins. A ces mesures s’ajoutent d’autres, par exemple permettant de favoriser le renouvellement urbain des quartiers défavorisés par de l’aménagement urbain, la réhabilitation, la démolition et la production de logements sociaux ou encore la lutte contre l’habitat « indigne et insalubre ».

Un contexte défavorable

S’il s’inquiète des difficultés des quartiers les plus défavorisés, François Pupponi n’oublie cependant pas d’imputer une partie des difficultés actuelles à un contexte national difficile. Contexte qu’il attribue principalement à une « politique de l’abandon » menée par le gouvernement.