Un rapport-cadre adopté jeudi dernier par le Conseil régional entend rénover le financement de la formation en alternance pour « offrir de nouvelles perspectives aux jeunes les plus touchés par la crise ». Parmi les nouveautés, la mise en place de « contrats de développement durable ».

La Région Ile-de-France renouvelle ses ambitions en faveur de l’apprentissage. Adopté cette semaine, un rapport-cadre accentue le financement des formations en alternance et plus particulièrement celles des « premiers niveaux de qualification ». Il en va de même pour les aides aux petites entreprises. Le financement des Centres de formation d’apprentis (CFA) et les aides aux employeurs d’apprentis seront également « plus équitable et transparent » alors que les « contrats de développement durable » constitueront un nouvel outil de financement régional des CFA visant à les engager sur des objectifs partagés avec la Région. Cette dernière pourra désormais devenir propriétaire des terrains ou des locaux des CFA et les mettre à la disposition des organismes gestionnaires.

Pour Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional, « l’apprentissage  est une pièce maîtresse du bouclier social que la Région déploie pour protéger les Franciliens ». Emmanuel Maurel, vice-président chargé de la Formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’alternance déclare pour sa part qu’en attendant « une salutaire réforme de la taxe d’apprentissage, qui doit aller à l’apprentissage, l’Ile-de-France a décidé de donner plus aux CFA et aux employeurs qui prennent des jeunes en CAP et en Bac Pro ». Le conseil régional entend ainsi maintenir sa bonne forme dans le domaine de l’apprentissage. L’Ile-de-France est en effet l’une des rares régions où l’apprentissage a continué à progresser entre 2008 et 2010, malgré la crise. « Avec ces mesures la Région Ile-de-France donne les moyens à tous les CFA franciliens d’offrir aux jeunes une formation en alternance de qualité, malgré un système de financement global très inégalitaire et à bout de souffle. La Région entend poursuivre le développement durable de l’apprentissage sur la base d’une péréquation plus affirmée entre les CFA » conclue Emmanuel Maurel.