Suite à la décision de la Cour d’Appel de Paris sur l’affaire des deux adolescents de Clichy-sous-Bois décédés en octobre 2005, Ali Soumaré, conseiller régional originaire de Villiers-le-Bel, réagit dans un communiqué et dénonce des irresponsabilités politiques « qui trouvent intérêts à nourrir la peur, la stigmatisations et les raccourcis » et rappelle que la banlieue n’est pas écoutée par l’Etat.

 Jeudi, la Cour d’appel de Paris a rendu un non-lieu aux policiers qui avaient poursuivis en 2005 Zyed Benna et Bouna Traoré qui se sont électrocutés en se cachant dans un transformateur EDF. Ces évènements avaient provoqué des émeutes dans les banlieues pendant presque un mois. Pour Ali Soumaré, la banlieue « souffre de ne pas savoir l’écouter, la comprendre, lui parler ». « Seules des politiques de partenariats dans la durée […] ont une chance de réussite » pour éviter les conflits, estime-t-il. Le conseiller régional s’indigne aussi du non-lieu que la justice a donné aux policiers. Selon lui, « les circonstances exactes de ce drame ne trouveront peut-être jamais de réponses ».

Cette décision de justice serait donc un symbole de la souffrance que vivent les personnes vivant dans les cités. Pour conclure, Ali Soumaré s’attriste que « les faits tragiques de Clichy-sous-Bois en 2005, Villiers-le-Bel en 2007 ou de Granoble en 2010 ou d’ailleurs ont été autant d’occasions manquées d’écrire l’Histoire d’un nouveau rapport à inventer avec la banlieue. »