Alors que le service cardiologie interventionnelle de l’hôpital de Gonesse devait fermer le 27 mai, le ministère de la Santé a repoussé cette date butoir au 30 septembre. Un délai supplémentaire accordé pour « permettre au centre hospitalier de Gonesse de mettre en œuvre une coopération effective avec un autre centre de cardiologie interventionnelle » et ainsi de dépasser les seuils d’activité réglementaires. Le député UMP du secteur, Yanick Paternotte prévient : « la balle est maintenant dans le camp de l’équipe de direction et du service cardiologie de l’hôpital de Gonesse pour construire un dossier conforme aux exigences et aux demandes de l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Ile-de-France. »

 Quatre mois. C’est le temps qu’il reste à l’hôpital de Gonesse pour « démontrer sa capacité à dépasser significativement et durablement les seuils d’activité réglementaires » de son service de cardiologie interventionnelle, comme le souhaite le ministère de la Santé. Pour cela, la direction va devoir collaborer avec un autre centre de cardiologie. « Cette coopération est la condition essentielle au maintien de cette activité, elle est aussi le gage d’une qualité dans la prise en charge des patients », note le ministre de la Santé dans un courrier adressé à Yanick Paternotte le 9 mai.

« C’est une première victoire mais rien n’est gagné »

 Alors que se tient, ce mardi soir, une assemblée générale extraordinaire de l’intersyndicale de l’hôpital de Gonesse, le député UMP de Roissy se dit « à l’écoute du personnel de l’hôpital et disponible pour aider la direction à négocier un accord sanitaire, en particulier avec le Centre Cardiologique du Nord de St Denis ».

« C’est une première victoire mais rien n’est gagné », commente l’élu.