C’est la chambre régionale des comptes qui a relevé cette « erreur administrative », selon les mots du maire UMP d’Ezanville. Entre 2001 et 2007, ses adjoints ont perçu davantage d’indemnités que des élus d’une commune de même taille. L’opposition socialiste exprime sa « profonde indignation » et demande un remboursement. « Il s’agit de l’argent des contribuables Ezanvillois, lance le conseiller général Philippe Démaret. Il s’agit, ici, de probité et le maire ne pourra s’y soustraire ».  Le maire Alain Bourgeois rétorque que ces élus n’ont « jamais failli » et plaide leur « bonne foi ». Et d’ajouter que « la Chambre a mis en cause la seule responsabilité du Trésorier », qui selon Alain Bourgeois « est fort heureusement couvert par une assurance ».

« Ce sont plus de 100 000 euros que les élus ont empoché indûment et sans fournir la moindre explication, réagit l’élu d’opposition Philippe Démaret et conseiller général du Val-d’Oise. Il s’agit de l’argent des contribuables Ezanvillois. En outre, cette somme versée aux adjoints n’a donc pas été investie dans des projets ou politiques publiques au profit des habitants d’Ezanville ».

Entre 2001 et 2007, huit adjoints au maire ont touché 150 € de plus par mois sur une indemnité mensuelle de 600 €. La raison : les indemnités avaient été calculées en référence à une ville de plus de 10000 habitants alors qu’Ezanville n’en comptait à cette période que 9500. Au total, la somme s’élève à 102007,48 €

L’opposant socialiste réclame au maire qu’il engage le remboursement intégral de la  somme en modifiant le niveau de rétribution de ses adjoints « de manière à ce que le préjudice soit renfloué d’ici la fin de son mandat municipal (…) Il s’agit, ici, de probité et le maire ne pourra s’y soustraire », affirme Philippe Démaret.

Le maire UMP Alain Bourgeois plaide « la bonne foi » et impute la faute « administrative » au trésorier payeur général. « L’absence de contrôle des calculs de liquidation des indemnités ne relève pas de la responsabilité des élus, rappelle le maire, dans un communiqué. Le Trésorier est fort heureusement couvert par une assurance ».

Pas question d’un remboursement donc, et Alain Bourgeois de préciser : « l’engagement des élus au service des Ezanvillois n’ayant jamais failli et la bonne foi des Adjoints ne pouvant être mise en cause, il n’est nullement question de leur demander un remboursement déjà prévu par ailleurs ».