Après avoir gagné les championnats de France de karaté par équipe chez les hommes et chez les femmes le week-end dernier, les champions de l’Association Amicale Sportive de Sarcelles (AASS) de karaté sont venus aujourd’hui partager leur joie sur le plateau de VOtv. William Rolle et Ibrahim Gary, respectivement champions de France en -67 et en +84kg, ainsi que Lamya Matoub, médaillée d’argent en -61kg étaient accompagnés de leur coach, Daniel de Barros. Retrouvez leur interview.

Depuis 2001, le club de karaté de Sarcelles s’est forgé un palmarès impressionnant. Avec ses 16 titres de champions de France par équipes et ses 16 Coupes de France, l’AAS Sarcelles domine le paysage du karaté hexagonal. Selon William Rolle, leur réussite n’est pas un hasard : « on a un bon niveau international, grâce à un entraînement et une structure de qualités en France que n’ont pas les autres pays. » Le club valdoisien était donc logiquement favori de ces championnats de France, les karatékas étaient attendus et a su répondre présent. Largeme nt bousculée, l’équipe masculine conserve son titre pour la 6ème fois consécutive. « Une fois qu’on a gagné, on en veut toujours plus » confie William Rolle.

Pour Daniel de Barros, « ce club est une famille, avec un dojo propice à des performances de haut niveau. Les karatékas s’entraident, s’entraînent dur pour réussir. La saison a été longue. Il était donc très difficile d’être performant en fin de saison et William [Rolle], Ibrahim [Gary] et Mathieu [Cossou] ont été des jokers précieux.  Les garçons ont poussé les filles, ont été durs avec elles pour qu’elles réussissent aussi. Grâce à cela, elles s’aguerrissent et progressent. »

« On en veut toujours plus » (William Rolle)

L’entraîneur sarcellois a aussi rappelé les particularités de l’épreuve par équipe. « Un combattant peu tomber sur un adversaire plus petit ou plus grand, plus léger ou plus lourd. C’est ce qui en fait l’attrait. » Pour William, cette compétition exige « beaucoup de qualités, il faut avoir de l’explosivité, partir au bon moment, avoir le coup d’œil. C’est une partie d’échecs, le plus malin l’emporte. »  Si l’équipe féminine a aussi remporté son troisième titre national par équipe, elle le doit en grande partie aux garçons qui les aident. « On a envie de réussir tous ensemble, c’est pour nous la seule manière d’arriver à ce niveau. Les gars sont à leur plus haut niveau et nous, les filles, on essaie de se hisser au leur », indique Lamya Matoub.

 Pour Daniel de Barros, le nouveau dojo hyper moderne a permis de doubler l’effectif du club valdoisien. Toujours pas reconnu comme une discipline olympique, le karaté espère aujourd’hui beaucoup du soutien de la ministre des sports Chantal Jouanno, ancienne championne de karaté. Les Sarcellois ne sont pas en reste. « On est à fond avec elle pour insérer le karaté parmi les épreuves olympiques. »

A noter que Cédric Siousaran, médaillé d’argent en -84kg et Toumko Sylla, parée de bronze en -61kg ont assisté à l’émission en coulisses en compagnie de leurs équipiers Maeva Samy et Franck Chantalou.

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