Alors que le que le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de Cergy-Pontoise prévoit la création d’un pont sur l’Oise entre Auvers-sur-Oise et Saint-Ouen-l’Aumône, le Conseil général s’est montré réservé sur ce sujet lors de sa dernière séance. Un soutien qui encourage les opposants auversois au pont à demander l’abandon du projet.

« Le contre-feu politique s’organise mais rien n’est réglé pour autant ». Ces propos de l’élue d’Auvers-sur-Oise, Claire Houbert, résument bien l’état d’esprit qui entoure la construction d’un pont sur l’Oise entre Auvers-sur-Oise et Saint-Ouen-l’Aumône. Pourtant, la présidente du groupe « alternative citoyenne » aurait toutes les raisons d’être optimiste. Prévu dans le cadre du SCOT Cergy – Pontoise, l’ouvrage d’art est loin de faire l’unanimité. Déjà critiqué à Auvers-sur-Oise par plusieurs élus et associations, le projet s’est heurté à la réserve du Conseil général lors de la dernière séance plénière du 20 mai. « Cette réserve est très importante pour notre commune : elle signifie que l’ensemble de la représentation départementale se positionne contre le projet de pont » explique Claire Houbert. Quelques élus n’ont pas hésité à remettre clairement en cause la construction du pont à l’image de Gérard Seimbille, premier adjoint au maire de Pontoise, qui s’oppose au cofinancement d’une étude d’un montant de 500 000 euros en grande partie « imposée par la région » et dont le département devrait assumer la moitié.

Un soutien important pour les opposants Auversois de la première heure dans la mesure où le SCOT de Cergy-Pontoise n’inclus pas la consultation des habitants de la commune. Claire Houbert se félicite d’ailleurs du travail des associations communales qui ont «  littéralement investi l’enquête publique du SCoT de Cergy à coup d’argumentaires anti-pont et ont réalisé un considérable travail ».Elle appelle maintenant à la population d’Auvers-sur-Oise, du Vexin et du Sausseron à se mobiliser « pour contrer définitivement ce projet ». Elle prône « un front d’opposition » mené par des élus « toutes tendances confondues ». « C’est au cours de l’enquête publique qu’il conviendra de mobiliser nos forces afin de combattre les arguments des défenseurs du projet de pont ».