Axel Poniatowski, député UMP du Val-d’Oise et  maire de l’Isle-Adam, a fait cette déclaration lors d’un entretien accordé au quotidien La Croix. Président de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée, il donnait son opinion quant à la présence des troupes françaises en Afghanistan depuis bientôt 10 ans et le retrait progressif de celles-ci d’ici 2014. Au cours de l’interview, il revient également sur la guerre en Libye, dans laquelle la France a un fort engagement.

« En Afghanistan, cela fait trop longtemps que cela dure. Le coup d’éclat de l’élimination d’Oussama Ben Laden a permis de montrer que tous ces efforts n’étaient pas vains. Mais il est clair que les opinions occidentales souhaitent que l’issue soit visible », estime Axel Poniatovski. Le président de la commission des affaires étrangères à l’assemblée explique aussi que « la coalition a fixé une date limite [des opérations]à l’été 2014. C’est une échéance raisonnable, mais je pense qu’il faudrait amorcer ce désengagement dès l’été prochain. La France a 4 000 soldats sur le terrain, on pourrait en retirer environ 400. »

 Même si la situation militaire de l’Afghanistan semblerait s’améliorer, que les investissements d’entreprises dans ce pays sont en progression et que beaucoup de pays s’engagent dans cette région, le député du Val-d’Oise  estime que l’investissement politique n’est pas assez important et pense que « le processus de transfert des pouvoirs doit se poursuivre plus intensément. […] Il faut un processus de réconciliation politique intégrant certains des ex-Talibans car la solution ne sera pas que militaire. Le président Karzaï y est déjà engagé. »

La situation s’agrave en Libye.

Si en Afghanistan la situation aurait tendance à s’améliorer, ce n’est pas le cas de la Libye qui sombre dans la guerre. Les confrontations entre pros-Kadhafi et insurgés sont de plus en plus sanglantes. La France a décidé de s’investir militairement dans ce conflit pour essayer de déloger le dictateur libyen de Tripoli, ce qui engrange des investissements plus importants et plus coûteux d’un point de vue militaire. Axel Poniatovski pense que ses concitoyens sont favorables à  l’engagement de la France dans ce conflit mais le maire de L’Isle Adam espère qu’il ne durera pas : « en Libye, les Français ont bien compris que, sans la décision d’intervenir, il y aurait eu un carnage à Benghazi. »

Retrouvez l’ensemble de l’interview sur le site Internet de La Croix.