« Les Valdoisiens ont, depuis la victoire de la droite aux cantonales, un fervent relais de la politique « anti-pouvoir d’achat » du gouvernement au niveau départemental avec la nouvelle majorité au Conseil général », estime Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF. Citant la hausse de plus de 20% de la taxe foncière, la suppression des chèques « Energie Verte », l’augmentation d’un euro des repas scolaires pour la tranche supérieure, il annonce que la campagne nationale du PCF contre la « vie chère » prendra tout sons sens dans le Val d’Oise.

 Le responsable du Parti communiste n’épargne pas Nicolas Sarkozy qui « fait mine de se préoccuper du pouvoir d’achat, alors qu’il s’apprête à faire un nouveau cadeau aux plus riches avec la suppression de l’ISF ». Pour Jean-Michel Ruiz, il est nécessaire de poser la vraie question à savoir : « celle d’une juste rémunération du travail et d’une répartition des richesses plus équitable ». Il pointe du doigt une politique inégalitaire grâce à laquelle « la quarantaine de grands patrons du CAC 40 a perçu en 2010 un total de 102,5 millions d’euros de rémunérations directes ce qui est l’équivalent de l’allocation annuelle perçue par 18 300 personnes bénéficiant du Revenu de solidarité active (RSA) ».  Ecoeuré par les propos des leaders de l’UMP que sont Jean-François Copé et Laurent Wauquiez, il rappelle qu’« une personne seule, sans emploi, bénéficiaire du RSA, perçoit 467 euros par mois. Cette somme lui laisse environ 15 euros par jour pour vivre, payer son loyer, se déplacer… »

Un SMIC à 1600 euros

« La campagne contre la vie chère s’inscrit dans la durée », précise le dirigeant communiste. « Nous serons présents, avant et durant les vacances d’été, devant de nombreuses grandes surfaces du Val d’Oise et sur les entreprises afin de faire connaître cette bataille qui concerne une grande partie de la population. La pétition que nous faisons signer exige l’augmentation des salaires, le blocage des prix et des loyers et l’urgence de taxer les profits de la spéculation » insiste Jean-Michel Ruiz pour qui le « programme populaire partagé » lancé par le Front de gauche et débattu avec les citoyens est la meilleure réponse. « Des propositions telles que le SMIC à 1600 euros, l’indexation des minima sociaux sur le SMIC ou la création d’un grand pôle financier public y figurent avec bien sûr les financements correspondant », conclut-il.

Photo : Jean-Michel Ruiz et Mouloud Bousselat lors de la conférence de presse de ce mardi 14 juin