Alors que l’Association des Régions de France (ARF) vient de publier un dossier intitulé « Rentrée 2011 : les Régions au cœur de l’éducation », l’opposition au conseil régional d’Ile-de-France a décidé d’attaquer la gestion des lycées par le socialiste, Jean-Paul Huchon. « Travaux en retard, places en internat introuvables, tarifs de cantines injustes, baisse des investissements, problèmes récurrents d’insécurité », la liste des reproches est longue. « La situation concernant la rénovation et la construction des lycées s’est aggravée depuis 2010 », estime le groupe Majorité Présidentielle, chiffres à l’appui.

 Pour la présidente du groupe d’opposition UMP au conseil régional d’Ile-de-France et ministre du Budget, Valérie Pécresse, la situation des 469 lycées franciliens est « alarmante ». A l’image du lycée Turgot de Montmorency « en travaux depuis 12 ans », de nombreuses opérations de rénovations prévues manqueraient à l’appel. « En 2010, un tiers des opérations était en retard : 36 opérations sur 124, explique l’opposition régionale. En 2011, c’est la moitié des opérations en cours qui est en retard : 54 opérations sur 115. Plus de 50 000 jeunes ont été pénalisés par les difficultés de la région, soit 1 lycéen sur 8. » Parmi ces opérations, 19 auraient été lancées « depuis plus de 9 ans » et les crédits d’investissement ont été « amputés de 20 millions € entre 2007 et 2011. »

Comparant les chiffres actuels aux promesses de campagne des socialistes en 2004 et 2010, Valérie Pécresse dénonce « un gouffre » entre « le discours des actes ». « En 2004, Jean-Paul Huchon promettait dans son programme la création de 17 nouveaux lycées, de 2 lycées internationaux et de 2 500 places d’internat, rappelle-t-elle. 7 ans après, le constat est accablant : seuls 3 nouveaux lycées ont été livrés, 1 seul lycée international (Noisy-le-Grand) a été lancé et seules 95 places d’internat ont vu le jour. »  Et pourtant les besoins sont importants : dans l’académie de Paris on dénombre pas moins de 32 chantiers nécessaires mais non réalisés ; de l’aveu même de la Région, 45 établissements (soit 10 % des lycées) dépassent leur capacité maximale d’accueil.
 
Enfin, Valérie Pécresse rappelle que la tarification au « quotient familial » pour la cantine, promise en 2004, n’est toujours pas en vigueur.