Les Moudjahidines iraniens organiseront jeudi 24 novembre 2011 une cérémonie en hommage à Danielle Miterrand à 15h30 à Auvers-sur-Oise. La présidente de France Liberté avait toujours soutenu la Résistance iranienne. A l’annonce de la disparition de Danielle Mitterrand, Maryam Radjavi, la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne, avait salué "La résistante et militante infatigable de la défense des droits humains en France et à travers le monde".

A 15h30, ce jeudi, les Moudjahidines iraniens rendront hommage à Danielle Mitterrand, disparue le 22 novembre dernier. La fondation France Liberté a toujours été un précieux soutien de la Résistance iranienne, basée à Auvers-sur-Oise. Sa présidente, Maryam Radjavi a donc souhaité organiser une cérémonie d’adieux pour "une grande amie de la Résistance iranienne et soutien des résistants d’Achraf". Danielle Mitterrand avait en effet récemment défendu la cause des réfugiés d’Achraf au siège européen des Nations Unies.

Plus de 3000 membres des Moudjahidines du Peuple d’Iran sont réfugiés dans ce camp en Irak, depuis les années 80. Menacés et violemment réprimés par le régime irakien, Bagdad souhaite fermé ce camp qu’elle considère comme un refuge "terroriste". Selon Struan Stevenson, un parlementaire britannique, la fermeture d’Achraf entraînerait un "massacre". Le 21 septembre 2011, au siège européen de l’ONU, Danielle Mitterrand avait alors apporté son soutien aux 3400 Moudjahidines d’Achraf :

« Pendant l’occupation nazie en France, nous étions des milliers, jeunes opprimés, séquestrés et silencieux, qui rêvions notre avenir dans une Europe sans frontières où chacun se reconnaîtrait selon sa culture et sa langue, en attachement et fidélité au territoire qui l’a vu naître. Certes, nous n’étions pas enfermés dans un camp, mais nous devions comme nos frères et sœurs d’Achraf vivre au jour le jour avec la peur que chaque jour soit le dernier. Nous étions alors des terroristes. C’est à cette période que j’ai compris que les murs les plus contraignants et les plus violents ne sont pas les murs de béton, de pierre ou de fer des prisons, mais ce qu’une dictature vous force à porter en vous-même, ces murs d’humiliation, de renoncement et d’épuisement ; ces murs qui vous privent jusqu’à votre identité. »