Mis en cause par le maire d’Argenteuil Philippe Doucet pour avoir voté la baisse des subventions du Conseil général en faveur de la « politique de la ville » avec des conséquences sur les associations de la commune  [Voir notre article] , les conseillers généraux UMP Xavier Péricat et Philippe Métézeau n’ont pas tardé à réagir. Ils estiment que Philippe Doucet « a perdu la mémoire de ses trois années de vice-président du Conseil général ».

 Xavier Péricat précise que la diminution des subventions intervient « dans le cadre du plan d’économies budgétaires négocié avec l’Etat en contrepartie d’une aide exceptionnelle de 8,6 millions d’euros ». Un double constat partagé par Philippe Métézeau qui rajoute que la subvention de l’Etat « évite une mise sous tutelle du département qui auraient eu des conséquences dramatiques ».

Attaqués par le maire d’Argenteuil, les deux élus UMP n’ont pas tardé à risposter. « En tant que vice-président du Conseil général durant trois ans, il a été avec Didier Arnal l’un des principaux artisans d’une faillite programmée du Conseil général du Val d’Oise… en l’absence des mesures drastiques de redressement qu’avec la majorité conduite par Arnaud Bazin, nous sommes en train de prendre », déclare Xavier Péricat .

 Philippe Métézeau revient pour sa part sur l’objet de la colère de Philippe Doucet, la baisse des fonds aux associations. Il explique que « M. Doucet a pointé nommément les associations qui seraient touchées, alors qu’aucune délibération précise du Conseil général  n’a été votée dans ce sens ». Le conseiller général ajoute que « le dispositif d’aide aux associations qui travaillent à la politique de la ville, créé par la majorité de droite, avait mis à la disposition de la ville d’Argenteuil près de 2 millions d’euros » et que « M. Doucet a laissé perdre 266 856 euros qui auraient pu être versés aux associations mentionnées ». En cause, le maire d’Argenteuil n’aurait jamais monté le dossier dans le cadre prévu et financé. « Il préfère aujourd’hui se plaindre devant un guichet fermé » raille Philippe Métézeau pour qui « les bornes de la  mauvaise foi et du mensonge sont dépassées ».

Xavier Péricat souligne de son côté qu’ « avec aujourd’hui près d’un milliard d’euros de dette, le Val d’Oise est le troisième département le plus endetté de France ». Une situation qu’il attribue directement à la gestion socialiste pendant trois années. « Entre 2008 et 2011, c’est aujourd’hui près de 350 millions d’euros d’emprunts supplémentaires que les contribuables valdoisiens doivent rembourser » explique-t-il. Au total, la dette a bondit de 62% selon l’élu.