Deux ans et demi après la mort d’Ali Ziri suite à un contrôle de police, un rassemblement est prévu le 14 janvier à 14h à Argenteuil en présence de Stéphane Hessel et de l’évêque Jacques Gaillot. Les membres du collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri poseront ensuite une plaque commémorative sur le lieu de l’interpellation du retraité algérien.

 « Indignez-vous ! », c’est le cri lancé par le collectif Ali Ziri qui exige « vérité et justice » concernant la mort du retraité algérien lors d’un contrôle de police le 9 juin 2009. Les membres seront réunis dans la salle du cinéma Jean-Gabin d’Argenteuil le samedi 14 janvier à 14h avec deux soutiens de poids. Stéphane Hessel, notamment auteur du livre « Indignez-vous » et l’évêque Jacques Gaillot feront le déplacement. A l’issue de ce rassemblement, le collectif va procéder à la pose d’une plaque commémorative sur le lieu de l’interpellation du vieil homme, angle des rues Jeanne d’Arc et Antonin-Georges-Belin. 

Le collectif souhaite également une nouvelle fois attirer l’attention sur le volet judiciaire de l’affaire. Il s’étonne notamment que, malgré les conclusions de l’autopsie accablantes pour les policiers, ceux-ci soient encore en fonction. Outre les 27 hématomes relevés, démontrant qu’ « Ali Ziri est mort suite à un arrêt cardio-circulatoire d’origine hypoxique, généré par suffocation et appui postérieur dorsal», d’autres documents accusent les forces de l’ordre. « Les conclusions de nouveaux examens complémentaires publiés le 15 avril 2011 affirment que le manque de discernement des policiers a conduit à des comportements qui n’étaient pas sans conséquence sur l’état de santé de M. Ziri » explique le collectif.  

Les réquisitions attendues ce mois de janvier

C’est ce mois-ci que le procureur de la République de Pontoise doit rendre ses réquisitions. Le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri redoute un non-lieu, qui se traduirait par l’abandon des poursuites contre les policiers impliqués dans la mort du retraité algérien. Une decision qui se révélerait d’autant plus difficile que tous les actes demandés par les avocats de la famille d’Ali Ziri, comme l’audition des témoins et des policiers par un juge d’instruction et la reconstitution des faits, ont été refusés.