Suite à la visite du préfet du Val d’Oise, Pierre-Henry Maccioni, au centre d’accueil d’urgence CPCV de Saint-Prix, Jean-Pierre Enjalbert, maire Debout la République de la commune, se félicite de l’effort social communal. Une intervention qui vise surtout à égratigner les critiques sur le manque de logements sociaux et l’absence d’aire d’accueil pour les gens du voyage dans la ville.

Jean-Pierre Enjalbert a apprécié la visite de Pierre-Henry Maccioni CPCV de Saint-Prix fin décembre. Se disant « très heureux et honoré », il en profite pour tordre le cou aux critiques portant sur le non-respect du quota de logement sociaux dans la commune, fixé à 20%, ainsi qu’à celles sur l’absence actuelle d’aire d’accueil pour les gens du voyage. Il met ainsi en avant le taux d’hébergement d’urgence le plus important du Val d’Oise.

« Les Saint-Prissiens en sont fiers car c’est une contribution solidaire importante à l’égard des plus démunis. En effet il s’agit bien des situations les plus difficiles, qui sont accueillies dans notre commune, fréquentent nos écoles et nos services »

explique le maire. Une initiative qui n’est pas imposée par la loi, comme n’oublie pas de le rappeler Jean-Pierre Enjalbert. « D’autres alternatives plus rentables pour la commune auraient pu être engagées, ainsi toutes ces actions doivent relativiser la place de notre commune dans la respectabilité et la responsabilité sociales » ajoute-t-il.

Le maire ne ferme cependant pas la porte à la construction de logements sociaux. Il explique que la commune « rattrapera progressivement son déficit ». En revanche, Jean-Pierre Enjalbert estime que le territoire de sa commune « ne se prête pas » à l’aménagement d’une aire d’accueil des gens du voyage. Pour autant, il déclare que « Saint-Prix est loin de l’image négative que certains se sont plu à répandre en se fiant à la simple lecture comptable de critères certes importants, mais qui ne révèlent pas totalement la complexité et la spécificité de chacune de nos collectivités ».