Claire Houbert, présidente du groupe d’opposition Alternative Citoyenne à Auvers-sur-Oise, dépose un recours contre la mairie demandant l’annulation d’un délibéré devant le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise. Ce délibéré a été présenté et voté au conseil municipal du 12 novembre dernier et porte sur l’expropriation de deux parcelles situées dans le quartier du Valhermeil comprenant une maison et un petit jardin.

 Pour le réaménagement du quartier du Valhermeil, deux nouvelles demandes d’expropriation intègrent une procédure plus large et devraient concerner plus de 8 000 mètres carrés de terrain. « Aujourd’hui, nous considérons que le maire agit en dehors de toutes les préconisations de la loi SRU en matière d’urbanisme : non seulement il est en retard sur le logement social mais il ne permet pas à notre commune de bénéficier d’une vision globale et durable de son évolution » analyse Claire Houbert. Surtout l’opposition municipale dénonce « l’empilement de projets non concertés, de délibérés opaques, de dossiers interdits à la consultation ». Le groupe Alternative Citoyenne estime que le maire, Jean-Pierre Béquet, décide seul de l’évolution de l’urbanisme de sa commune.

Pour le projet de construction d’une trentaine de logements sociaux dans le quartier du Valhermeil, Claire Houbert a décidé de saisir la justice et d’attaquer le délibéré du conseil municipal sur ce projet. « Ce délibéré qui demande le lancement de plusieurs expropriations, comprend de surcroit des informations inexactes sur la destination des parcelles expropriées », explique Alternative Citoyenne, qui veut même aller plus loin dans la procédure. « Nous demandons aussi que le juge enjoigne au Préfet d’ordonner à la commune d’Auvers-sur-Oise de procéder à une révision du Plan d’occupation des sols (POS) soit légalement de passer au Plan local d’urbanisme (PLU). »

Les dispositions de la loi de solidarité et de renouvellement urbain (SRU) précisent que les communes doivent intégrer les nouvelles règles liées à la solidarité en matière de droit au logement, à la bonne concertation avec les habitants, à la co-construction des projets, à l’intégration des normes du développement durable. La commune d’Auvers doit donc se doter d’un PLU et d’un Projet d’aménagement de développement durable (PADD). Pour Alternative Citoyenne, cette procédure « marque le début d’une stratégie de long terme. » « C’est la première d’une série d’actions visant à obliger la majorité actuelle à se soumettre aux textes prévus par le législateur dans sa volonté de garantir l’avenir et le développement harmonieux de nos communes » développe le groupe d’opposition.