"Le contexte est très compliqué pour les départements, pour le Val d’Oise en particulier, explique Arnaud Bazin, le président (non inscrit) du Conseil général qui dirigeait, vendredi, le débat sur les orientations budgétaires. Le poids des dépenses sociales est en augmentation et notre endettement frôle le milliard". Elu en mars 2011, Arnaud Bazin explique avoir "hérité d’une situation catastrophique, notamment sur le plan budgétaire". Le prochain budget pourrait être marqué par de nouvelles mesures d’économie. La majorité de droite pourrait aussi actionner le "levier fiscal". Voir l’interview d’Arnaud Bazin.

La crise a apporté son lot de mauvaises surprises pour les finances départementales. A commencer par "une hausse des allocations sociales", RSA et APA. "Vingt-huit millions de dépenses sociales supplémentaires en 2011", rapporte le président du Conseil général. Et avec la situation économique actuelle, Arnaud Bazin ne sait pas si le nombre de demandeurs du RSA ne va pas encore augmenter.

Le président du Conseil général n’a pas non plus de visibilité sur les recettes. Les dotations de l’Etat sont gelées et le montant des droits de mutations (taxe sur les ventes de biens immobiliers) est toujours incertain d’une année à l’autre. En 2011, le département a perçu 168 millions d’euros mais l’année précédente c’était 20 millions de moins. "Personne ne sait comment va se comporter le marché de l’immobilier. A la baisse ou à la hausse ?".


La majorité est face à un double voire à un triple dilemme : réaliser des économies ou augmenter la taxe foncière… ou jouer sur les deux tableaux. "Nous avons déjà réalisé un plan d’économie. Nous allons certainement aller au delà, prévient Arnaud Bazin. Nous envisageons peut être d’agir sur le levier fiscal. Ce n’est pas une décision à prendre de gaité de coeur."

Les élus de la majorité pourraient être tentés d’augmenter la taxe foncière car le Val d’Oise est encore "l’un des départements dont le taux est parmi les plus bas." 

L’enjeu pour la majorité : présenter un budget à l’équilibre et le tenir. "On a la souci de protéger le département. Si nous n’avons pas la maîtrise du budget, c’est tout un volet de service à la population qui disparaitra", prévient Arnaud Bazin.

Maîtriser son budget c’est aussi, avec le niveau d’endettement actuel du département, éviter une mise sous tutelle de l’Etat, explique la majorité.

Voir l’interview d’Arnaud Bazin :

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