Et si le Parti Radical de Jean-Louis Borloo présentait un candidat sur la 3e circonscription du Val d’Oise face au député UMP Jean Bardet ? Le délégué du PR 95 va solliciter l’investiture de son parti. « L’offre politique ne peut se limiter à Bardet UMP contre Carpentier MUP. Il y a une place au Centre ! », lance Christophe Durand, 41 ans, ancien conseiller général du canton de Cormeilles-Montigny.
 
A 41 ans, l’ancien benjamin du Conseil général du Val d’Oise entend bien s’imposer dans la course aux législatives. Le déclic pour Christophe Durand, c’est la candidature du maire MUP de Montigny-les-Cormeilles soutenu par le PS. Entre l’ancien communiste proche de Robert Hue et le député UMP sortant Jean Bardet, Christophe Durand estime que les électeurs ne s’y retrouveront pas. « Il y a une place au Centre ! », affirme l’intéressé. C’est aussi un choix de personne, selon Christophe Durand : « Les électeurs ne peuvent pas avoir seulement le choix entre un député qui n’est jamais sur le territoire et un communiste qui a été placé par Robert Hue. Cette election ne doit pas adouber un apparatchik ».
 
Christophe Durand parle aussi de vision du territoire : « Un député doit être un élu national mais aussi un élu de territoire. Jean Bardet n’a pas défendu l’intercommunalité voulue par les maires. Et Jean-Noël Carpentier est inconstant dans ces choix et ne porte pas de vision ».
 
L’ancien conseiller général a visblement senti qu’il existait une opportunité unique. Jean Bardet, à 71 ans et 4 mandats de député, pourrait faire le match de trop. Et Christophe Durand, avec le soutien du parti radical, estime qu’il n’apparaîtra pas comme un diviseur. Il s’inscrit dans le prolongement du discours de Jean-Louis Borloo pour qui "la vraie élection, c’est l’élection législative". Le président du Parti Radical 95 a expliqué sur Europe 1 que son objectif, "c’est d’avoir un groupe charnière, radical, indépendant, centriste pour faire la décision gouvernementale". 
 
Aux côtés de Borloo depuis 2006, Christophe Durand entend donc jouer sa carte. En juin 2012, il veut croire que c’est jouable. Notoriété de Borloo oblige. Et dans cinq ans, avec une candidature du maire de Cormeilles (Yannick Boëdec est quadragénaire comme lui) ce serait mission impossible.
 
Christophe Durand n’attend plus que le feu vert des instances nationales du parti radical pour mettre sa campagne en ordre de marche.