« La relance de CDG Express est une mauvaise nouvelle. Ce matin, Maurice Leroy ne m’a pas rassuré », a déclaré le maire PS de Gonesse, à l’issue de la signature avec le ministre de la ville, jeudi à Villiers le Bel, de la convention-cadre du Contrat de développement territorial Val de France – Gonesse – Bonneuil-en-France. Jean-Pierre Blazy craint que la priorité ne pas sera donnée "à la réalisation du métro automatique du Grand Paris vers Roissy si CDG Express dessert l’aéroport". 
 
L’élu estime que la convention signée, mardi, repose sur la réalisation de la gare du métro automatique du Grand Paris à Gonesse. « Alors qu’aucun calendrier stable n’est donné pour la réalisation de la branche entre Roissy-CDG et La Défense, le gouvernement vient de relancer un projet qui ne fait que renforcer les incertitudes pour notre territoire », affirme Jean-Pierre Blazy.

Lors d’une table ronde le 21 décembre dernier, Thierry Mariani, ministre des Transports, a demandé à Daniel Canepa, Préfet de Région, de formuler des propositions avant le 20 février pour relancer la réalisation du projet CDG Express après l’abandon par Vinci.

Pour le maire de Gonesse, « la relance de CDG Express est une mauvaise nouvelle : qui peut croire que la priorité sera donnée à la réalisation du métro automatique du Grand Paris vers Roissy si CDG Express dessert l’aéroport ? D’autant plus que des études sont en cours pour permettre aux rames de CDG Express d’emprunter les voies du RER E au niveau de la gare de l’Est pour ensuite rejoindre la Défense qui sera desservie par le projet Eole. De cela, personne ne parle. Il faut dire la vérité à nos habitants : à l’heure où l’argent public mais aussi privé se fait rare, le projet CDG Express entre Roissy et La Défense fait concurrence à la branche du métro automatique entre ces deux mêmes destinations. »

« Aujourd’hui la loi de 2010 sur le Grand Paris interdit toute subvention publique de l’Etat à CDG Express. Cependant, si ADP, RFF, la SNCF ou la RATP sont mobilisés pour financer ce projet, ce sera autant de capacité d’investissements en moins pour des d’infrastructures de transports réellement au service des habitants et des territoires », conclut le maire de Gonesse.