Les différents acteurs politiques, économiques et associatifs ont signé ce mardi l’accord cadre du Contrat de Développement Territorial (CDT)  « Cœur économique Roissy Terres de France » à Roissy-en-France. Une cérémonie à laquelle assistait Arnaud Bazin, président du Conseil général du Val d’Oise, mais pas ses homologues de Seine-et-Marne et de Seine Saint-Denis, Vincent Eblé et Claude Bartolone. Les deux départements ont en effet préféré décliner cette invitation.
 Alors que le Grand Paris a dévoilé nombre de ses projets phares dans l’est du Val d’Oise (Europa City, métro automatique…) mais également dans les départements frontaliers. Les différents acteurs politiques, économiques et associatifs concernés s’étaient ainsi donné rendez-vous à Roissy pour lancer officiellement leur CTD « Cœur économique Roissy Terres de France » en présence Maurice Leroy, ministre de la ville, chargé du Grand Paris et de Daniel Canepa, préfet de la Région Ile-de-France. Objectif, se concerter autour des enjeux économiques, de l’aménagement du territoire ou encore des transports.

 Une instance approuvée par Arnaud Bazin, président du Conseil général du Val d’Oise (photo ci-dessous), pour qui « ce deuxième CDT, sur les quatre qui seront signés en définitif dans le Val d’Oise, montre la volonté et la capacité du département à s’ancrer dans le Grand Paris ». « Il s’agit d’une opportunité unique de tirer notre territoire vers le haut » ajoute l’élu, signataire du document.  

Une gouvernance décriée par la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis
 
Pourtant, l’enthousiasme de l’élu valdoisien ne s’applique pas à ses homologues des départements voisins. Ainsi, Vincent Eblé et Claude Bartolone, présidents des conseils généraux de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis, ont annoncé avant l’événement leur intention de ne pas participer. Un « désamour », le jour de la Saint-Valentin, expliqué par un « conseil de pôle  du Grand Roissy qui remet en cause le principe même de la décentralisation ». Concrètement, les deux départements ne voient dans cette structure qu’une « énième instance de concertation inutile et superflu ».

Autre problèmes selon Vincent Eblé et Claude Bartolone, la place trop restreinte des collectivités, présentes au nombre de 8 sur les 23 prévus au sein de cette instance, et le manque de concertation. « Que les entreprises et les associations puissent être associées, concertées, consultées est un élément que nul ne conteste. Mais qu’elles pèsent plus que les collectivités dans une instance de gouvernance est inacceptable » déclarent-ils dans un communiqué commun.

Les deux élus concluent sur les raisons de leur absence. « Ce manque flagrant de transparence et de partenariat à notre égard nous contraint à ne pas participer à l’installation d’un conseil de pôle bricolé et convoqué à la va-vite, à trois mois de l’élection présidentielle. Nous revendiquons au contraire la constitution d’une instance de gouvernance du Grand Roissy respectant les équilibres territoriaux et démocratiques, essentiels à sa réussite ».