Alors que la rentrée 2012 va être marquée par de nouvelles mesures d’économies dans les écoles valdoisiennes, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) tire la sonnette d’alarme. Dans une déclaration présentée au conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) vendredi, elle interpelle l’inspecteur d’académie sur la situation des établissements du département. Le conseil d’administration de la FCPE réclame notamment des audits sur l’état de santé des enseignants et des élèves.

 De nouvelles fermetures de classes ont été annoncées pour la rentrée 2012. Une nouvelle baisse de moyens qui fait réagir la FCPE 95. Principales cibles des critiques : le gouvernement, qui impose une nouvelle cure d’austérité à l’éducation nationale, mais également l’inspecteur d’académie chargé de faire exécuter cette politique dans le Val d’Oise.

Rappelant la situation rendue de plus en plus difficile par la surcharge des classes et les absences d’enseignants non remplacées, la FCPE réclame plusieurs mesures afin d’évaluer la gravité de la situation dans le département. Elle exige par exemple deux audits à destination du CDEN. Le premier porterait sur « l’état de santé des enseignants et des enfants » et le second sur « le nombre de cours non assurés aux élèves depuis la rentrée de septembre ». Des chiffres que possède l’académie selon le conseil d’administration de la FCPE.

En outre, les parents d’élèves rappellent l’Etat à ses responsabilités. « Comme chacun le sait, monsieur l’inspecteur d’académie, l’école est obligatoire et à ce titre votre administration doit à nos enfants les enseignements qui leurs sont dus », déclare la FCPE. L’occasion de souligner l’échec des mesures déjà mises en œuvre, par exemple concernant le nombre peu élevé de professeurs remplaçants. « Nous souhaitons savoir si les 20 vacataires qui ont été recrutés par vos services pour assurer les remplacements l’ont été sur un bassin d’éducation ou sur tout le département », s’interroge par exemple la Fédération des conseils de parents d’élèves, qui réclame de nombreuses justifications sur les actions, les financements ou encore les outils mis en place par l’académie.