La première phase de réunions publiques sur  l’avenue du Parisis qui se sont déroulées dans l’est du Val d’Oise n’ont pas convaincu le Collectif Vivre sans BIP, constitué ou soutenu par 17 associations. Les anti- avenue du Parisis critiquent notamment une nouvelle fois l’intérêt du projet et son impact écologique négatif.

 La concertation lancée par le Conseil général sur le projet de l’Avenue du Parisis n’a pas suffi à calmer la grogne du collectif Vivre sans BIP, fermement opposé au bouclage de cette autoroute urbaine 2×2 voies qui doit relier l’A15 à l’A1. Pire, les différentes réunions tenues dans l’est du Val d’Oise renforcent les craintes des opposants au dossier.  Première critique, « l’intérêt éventuel d’une nouvelle liaison routière Ouest – Est ». Le collectif s’appuie ainsi sur des études indiquant « qu’au-delà des déplacements ponctuels, à peine plus de 3000 actifs des communes de l’Ouest de la RD301, concernés par ce projet vont travailler à l’Est de la RD301 et encore beaucoup moins dans le sens inverse ». De quoi relativiser l’intérêt de ce tronçon routier, du moins pour les habitants du Val d’Oise.

Car le Collectif Vivre sans BIP estime que l’Avenue du Parisis servira avant tout de « voie de rabattement aux infrastructures autoroutières existantes telles que l’A86 et l’A104 ». Conséquence, selon les associations qui s’appuient sur les résultats d’une étude, ce trafic pourrait engendrer « 13% d’émissions de polluants supplémentaires ». Inadmissible pour le collectif, qui pointe du doigt la volonté de « favoriser les déplacements alternatifs à ceux qui sont effectués aujourd’hui en véhicules particuliers ». « Comment peut-on favoriser les déplacements alternatifs en construisant une 2×2 voies ? » s’insurge-t-il. A la place, ses membres prônent l’utilisation de l’intégralité des moyens dédiés au projet à des actions visant  « à améliorer et à compléter les moyens de transports en commun existants, au plus près des usagers, de façon à ce que notamment les populations des communes de l’Est du tracé puissent facilement accéder à la zone d’emploi de Roissy CDG ».

Dernier point souligné par le Collectif Vivre sans BIP,  le cas de la portion routière de Soisy à la RD301. « Le groupe Val d’Oise Utile et Solidaire (VOUS) a fait paraître une contribution indiquant que lorsqu’elle dirigeait le département, l’actuelle opposition envisageait d’abandonner la réalisation de la portion routière de Soisy à la RD301 » déclare-il, s’interrogeant sur le maintien ou non de cette alternative ?

Le Collectif Vivre sans BIP
 
Il constitué des organisations : A l’Ecoute de la Nature, Association de Défense
de la Côte de Deuil, Association des Fanaudes, Association des Jardiniers de la Côte de Deuil, Bouge la Ville ! Deuil la Barre, Bouge la Ville ! Groslay, Décidé-e-s – Montmagny, Emergence – Garges-lès- Gonesse, GAM – MCY, Les Amis de la Terre – Val d’Oise, Mieux se Déplacer à Bicyclette – Vallée de Montmorency, Oxygène de Soisy, Sarcelles Environnement, SOS Vallée de Montmorency, Val d’Oise Environnement avec le soutien des organisations : Ile de France Environnement, Association des Hauts de Soisy.