L’interdiction des vols entre 23h et 5h instaurée à l’aéroport de Francfort a fait réagir l’Association de défense contre les nuisances aériennes (ADVOCNAR). Face à l’immobilisme des pouvoirs publics français sur le cas de Roissy Charles-de-Gaulle, elle réclame que l’État « joue enfin son rôle d’arbitre équitable pour imposer un compromis intelligent entre le développement économique et la nécessaire protection de la santé et la qualité de vie des populations survolées autour des aéroports ».

 La justice allemande a tranché, il n’y aura désormais plus de vols entre 23h et 5h à l’aéroport de Francfort. Une évolution saluée par l’ADVOCNAR qui réclame des mesures similaires à Roissy, alors que la situation n’évolue pas dans le pays, malgré la mobilisation des habitants et élus locaux. Un mal bien français selon elle : « Nos voisins européens ont pris la mesure des risques sanitaires en appliquant des restrictions sérieuses la nuit ».

Pourtant, les propositions énoncées pour réduire les nuisances aériennes la nuit ne nuiraient pas à la compétitivité de l’aéroport selon l’ADVOCNAR : « Les associations et les élus font maintenant une demande raisonnée prenant en compte l’équilibre entre les intérêts économiques et la protection des citoyens : aligner Roissy CDG sur le niveau moyen de vols de nuit de ses trois concurrents ce qui constituerait une réduction d’environ 50 % par rapport au niveau actuel ». Une position que ne partagent pas les pouvoirs publics selon elle : « Face à cela, les opérateurs en France, soutenus par la DGAC ne défendent qu’une seule position : aucune contrainte, ne rien changer ! »