Suite à une journée d’étude organisée ce vendredi matin à la maison des syndicats de Cergy, les membres de l’Union départementale de la CGT du Val d’Oise continuent d’organiser leur lutte contre le dernier projet du MEDEF. Ces accords « compétitivité-emplois » visent à assouplir le droit du travail.

La CGT du Val d’Oise est en avance par rapport aux autres départements. Alors que le calendrier défile, le syndicat est sur le pied de guerre à Cergy. « Nous sommes les seuls à dénoncer ça ». D’après Philippe Lattaud, secrétaire général de l’union départementale du Val d’Oise, « il faut réagir vite ». Ce nouveau projet du MEDEF vise « à diminuer les rémunérations, à assouplir le droit du travail, à détruire le contrat de travail des salariés et à libéraliser le licenciement en entreprise ». M. Lattaud précise qu’ils ont « réuni leurs confrères » et les conseillers du Prud’hommes « pour les alerter » sur l’ensemble du problème.

Les textes, qui doivent être votés le 13 avril prochain à Paris, impliqueraient, selon la CGT, l’augmentation de la durée du temps de travail des salariés, sans hausse de salaire, ni paiement d’heures supplémentaires. A cela s’ajoute le fait que le salarié ne pourra pas refuser ce temps de travail additionnel, sous peine d’être licencié sans possibilité de recourir à la justice. En effet, si les syndicats acceptent le projet, ces accords seront légaux et autoriseraient le licenciement malgré la présence d’un contrat de travail.

Ces accords, proposés par l’organisation patronale, collent parfaitement avec la politique économique de Nicolas Sarkozy qui vise à booster la compétitivité des entreprises. La cinquième proposition de son programme présidentiel donne d’ailleurs le droit aux entreprises de « négocier, grâce à ses accords, une nouvelle durée de travail et/ou une baisse des salaires » des employés.

Pour que la proposition et les textes soient votés et rendus légaux un seul organisme syndical doit manifester son soutien en signant les accords avec le MEDEF. En revanche, pour qu’ils soient contrés, au minimum trois signataires du « non » devront s’exprimer.