Jeudi 5 avril, l’administration des douanes de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle a annoncé avoir saisi plusieurs centaines d’animaux protégés et d’objets issus d’espèces en voie d’extinction ces dernières semaines. Des prises effectuées lors de contrôles effectués entre le 29 février et le 20 mars.

 L’aéroport de Roissy point de passage du trafic d’espèces animales protégées. Les douanes ont annoncé lors d’une conférence de presse qui s’est tenue jeudi, avoir effectué plusieurs découvertes lors de contrôles récents. Ainsi, plusieurs centaines d’animaux protégés et objets issus d’espèces en voie d’extinction ont été découverts, des caméléons venus du Cameroun aux des axolotls (amphibiens) mexicains. La liste ne s’arrête pas aux espèces vivantes puisque  des peaux de félins, des défenses en ivoire et des totems réalisés avec des essences végétales protégées ont été saisis, tout comme un grizzli et un ours polaire empaillés. « Ces saisies ont été réalisées entre le 29 février et le 20 mars lors de différentes opérations de contrôle. Nous avons eu une succession d’affaires très rapprochées », a expliqué le secrétaire général des douanes de Roissy, Michel Horn.

Un trafic estimé à 20 milliard d’euros dans le monde

S’il cause des dommages à la biodiversité, le marché lié à des espèces protégées peut rapporter gros. Le trafic illégal des espèces animales et végétales menacées d’extinction est ainsi la deuxième cause de leur disparition, après la destruction de leur habitat naturel. Le trafic des espèces vivantes est estimé aujourd’hui à 20 milliards d’euros dans le monde.

Des spécimens vivants, voyageant dans des conditions difficiles. « Certains des animaux ont été retrouvés vivants, mais d’autres étaient décédés, en raison des mauvaises conditions de transport », précise Michel Horn. Exemple évoqué, des caméléons, transportés dans des caisses à double fond, sans aération.

A noter que les animaux vivants ont été confiés à des établissements spécialisés. La dépouillede l’ours blanc empaillé, venue du Canada pour un collectionneur privé, pourraient être offertes à un musées, tout comme d’autres pièces saisies.