La venue de Nicolas Sarkozy dans le Val d’Oise ne laisse pas indifférent. Le Front de gauche avait annoncé la veille : « comme à chacune de ses visites, la ville sera en état de siège, ouverte aux seuls militants UMP, tenant à l’écart tout citoyen indélicat qui souhaiterait échanger sur les désastres causés par la politique menée depuis 5 ans. Non, Monsieur Sarkozy n’aime pas le débat et le réserve à ses seuls soutiens. Drôle de conception de la démocratie ! ». Les militants du Front de gauche ont préféré se rendre à la manifestation des retraités à Cergy.

 « La France qui souffre n’intéresse pas le candidat UMP, ni d’ailleurs ses représentants départementaux » lâche Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF et l’un des animateurs du Front de gauche, présent à Cergy. « Nos propositions reprennent les demandes de millions de manifestants qui ont défilé en 2010 : retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité, pas de retraite inférieure au SMIC, financement des retraites assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires », insiste-t-il.

Le responsable communiste et du Front de gauche se permet une petite pique : « je rappelle à nos amis de gauche que personne dans les manifestations ne voulait du rallongement des annuités et d’une limitation de la retraite à 60 ans à ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans ».

Pour conclure, Jean-Michel Ruiz s’adresse directement au président de la République : « Monsieur Sarkozy, un monde nous sépare. Vous parlez uniquement à vos amis, nous parlons pour notre part à ceux qui ont quelque chose à dire. Pour nous, ce sera toujours "L’Humain d’abord". »
 
Photo : Jean-Michel Ruiz avec les manifestants jeudi matin devant la maison des syndicat à Cergy