Le président candidat est venu jeudi dans le val d’Oise, le seul département qui avait basculé à droite lors des dernières élections cantonales.  Un souvenir qui reste gravé dans les mémoires des élus et militants UMP qui rêvent de faire mentir les sondages. "On va gagner", clamaient les militants UMP lors du meeting organisé à la mi journée à Saint-Brice.

 Avant son meeting de mi journée à St-Brice, Nicolas Sarkozy a d’abord voulu placer sa venue dans le Val d’Oise sous le signe du sport. Le président candidat a rencontré l’équipe féminine de football de Domont. Mais les militants UMP n’avaient d’yeux que pour leur champion. Et un moral à toute épreuve malgré des sondages toujours défavorables.

"On va gagner", ont clamé les militants UMP en attendant le président candidat cette fois au complexe sportif de Saint-Brice. Jérôme Chartier, le député maire de Domont, a été chargé de chauffer la salle. "Nous sommes 4000, lance-t’il. C’est vous qui faites l’élection, c’est vous qui mobilisez".

 Après un discours de David Douillet qui a vanté un Nicolas Sarkozy "sportif de haut niveau", le candidat UMP a fait son entrée sous les cris de "Nicolas président" devant deux cents Jeunes Populaires du Val d’Oise qui lui ont fait une haie d’honneur. "Je n’en attendais pas autant. C’est le signe d’une mobilisation", veut croire Anthony Arciero, président des UMP juniors du 95.

Nicolas Sarkozy a commencé son discours, devant les élus du Val d’Oise massés au premier rang, revenant sur la crise. "Je ne veux pas pour la France la situation de la Grèce et de l’Espagne". Et le candidat de vanter sa réforme des retraites "juste, sociale" qui a "garanti le pouvoir d’achat des retraités en France".

 "Un homme politique digne de ce nom doit regarder la vérité en face", a déclaré Nicolas Sarkozy déroulant son bilan.

Le candidat n’a pas manqué d’égratigner ses adversaires, sans s’attarder sur François Hollande mais davantage sur son programme. Il a dénoncé "la gauche caviar" et le "comportement sectaire" d’Eva Joly.

Il a conclu son discours invitant ses soutiens à venir nombreux dimanche sur la place de la Concorde à Paris. "Personne ne nous volera cette campagne", lance Nicolas Sarkozy s’élevant contre les médias et les sondages qui le donnent perdant.

"Il reste 36% de français indécis", remarque le conseiller général Gérard Seimbille. "Il faudrait un bon face à face télé", estime Gérard Lambert Motte, maire du Plessis Bouchard, pour convaincre les abstentionnistes.

 "On va gagner, je crois au bon sens populaire", assure le député maire de
Pontoise Philippe Houillon.

"Le but de ces réunions, c’est de mobiliser les troupes. Le camp qui l’emportera sera celui qui aura su mobiliser", pronostique Hugues Portelli, sénateur maire d’Ermont.

Élus et militants sont visiblement ressortis gonflés à bloc du meeting de Nicolas Sarkozy. À moins de 50 mètres de là, c’est plutôt l’indifférence qui régnait aux caisses du petit supermarché voisin. "Tous ces cars pour lui, ces barrières qui bouchent le quartier", grogne une mamie. Et une jeune femme de lui répondre, sa baguette à la main : "tout ce bazar pour du bla-bla".

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Sarkozy en meeting à Saint-Brice par vonews