Alors que le Conseil d’Etat a émis un doute sur la légalité de l’arrêté du 15 novembre dernier sur les nuisances aériennes, celui-ci n’a cependant pas souhaité le suspendre. Une décision qui provoque la colère des associations et élus qui réclament un « jugement sur le fond » permettant d’annuler le texte.

 En novembre 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, prenait un arrêté portant  sur la « modification du dispositif de la circulation aérienne en région parisienne et la création d’une région de contrôle terminale et d’une zone de contrôle associées aux aérodromes de Paris » . Un texte dont le Conseil d’Etat a reconnu l’irrégularité, sans le suspendre.

Une décision qui n’approuvent pas les élus et associations hostiles au texte. « Le bilan désastreux du plan NKM appliqué le 17 novembre dernier est maintenant avéré. Cet arrêté est illégal et doit être au plus vite annulé dans l’intérêt général de toutes les populations qui subissent ces nuisances » expliquent-ils. C’est pourquoi, les opposants aux nouvelles trajectoires de vol se réuniront le 20 avril à Paris pour évoquer le sujet. Ils dénoncent aujourd’hui un « projet inutile défendu sur des arguments trompeurs, générant plus de pollution chimique dans l’atmosphère de l’agglomération parisienne pour des gains sonores quasi inexistants et des nuisances supplémentaires pour certaines populations déjà lourdement affectées ».