Les Sages du Conseil d’Etat se sont prononcés le 16 avril dernier sur le décret NKM qui autorise le relèvement des trajectoires aériennes de 300 mètres. Verdict, la plus haute juridiction administrative émet des doutes sur la légalité de ce décret. Néanmoins la DGAC (direction générale de l’aviation civile) a gagné la manche en prétextant la difficulté de revenir à l’ancien système de trafic aérien autour de Roissy. Le CIRENA (collectif inter-associatif du refus des nuisances aériennes) organise la riposte et réclame l’annulation du dispositif adopté le 17 novembre 2011.

 

Le Conseil d’Etat doute de la légalité de l’arrêté NKM sur la modification des trajectoires des avions à l’approche des aéroports décidée par Nathalie Kosciusko Morizet. Pourtant, malgré les irrégularités relevées, la suspension de l’arrêté n’a pas été prononcée par le Conseil d’Etat.

Les élus et associations sont déçus de ce refus de suspension qui prolonge inutilement les nuisances subies par la population. Ils demandent qu’un jugement sur le fond intervienne rapidement pour confirmer l’illégalité de l’arrêté et l’annuler.

Pour les adversaires de la DGAC et du décret NKM, le bilan désastreux du plan NKM appliqué le 17 novembre dernier est maintenant avéré. Selon leur première analyse, « cet arrêté est illégal et doit être au plus vite annulé dans l’intérêt général de toutes les populations qui subissent ces nuisances », a précisé Philippe Houbart, le président du CIRENA.


Élus Franciliens et Associations de Riverains de Roissy et d’Orly, dénoncent un projet inutile, défendu par des arguments trompeurs. Projet dont résulte plus de pollution chimique dans l’atmosphère de l’agglomération parisienne, pour des gains sonores quasi inexistants et des nuisances supplémentaires pour certaines populations déjà lourdement affectées.

 

Christophe Obry

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