Alors que le dossier du bouclage de l’A104 est ressorti des cartons entre les deux tours de la présidentielle sous l’impulsion de l’Etat, la grogne se fait entendre. Dans un communiqué, Albine Caillie, candidate EELV sur la 3e circonscription du Val d’Oise pour les législatives et son suppléant Loeiz Rapinel fustigent l’entêtement du gouvernement UMP à vouloir boucler le dossier « alors qu’il vit probablement ses derniers jours ».

 Laissé de côté depuis plusieurs années, le dossier du bouclage de l’A104 vient d’être relancé sur demande du gouvernement. Une mauvaise nouvelle pour les opposants au projet. Ainsi, Albine Caillie et Loeiz Rapinel, en lice lors des législatives sur la 3e circonscription du Val d’Oise, s’en prennent à celui-ci, estimant qu’il « montre son mépris des populations opposées à ce projet et refuse de tenir compte de la décision de trois premiers ministres [ndlr : Pierre Bérégovoy, Edouard Balladur et Lionel Jospin]de ne pas lui donner de suite ». En outre, les deux élus posent la question du financement de ce bouclage.

Un rejet provoqué par les nuisances supposées du nouveau tronçon pour les habitants. « Nous refusons cette autoroute qui traverserait 12 communes et impacterait la tranquillité et la santé de 200 000 habitants en faisant transiter 100 000 véhicules par jour dont 20 000 poids Lourds » déclarent-ils. Albine Caillie et Loeiz Rapinel espèrent désormais une victoire socialiste lors de l’élection présidentielle pour enterrer définitivement le dossier. « Nous demandons à François Hollande, dès qu’il sera élu président de la République, de s’engager à annuler définitivement ce projet en renonçant à l’emprise de l’État sur les terrains du tracé dans le cadre de la révision actuelle du SDRIF d’Ile-de-France » déclarent les deux candidats.