Lors de la dernière réunion du Conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours (SDIS), le 16 mars, une nouvelle politique tarifaire mettant fin à la gratuité des services a été décidée. Informé le 25 avril, pour une mise en œuvre le 1er mai, le maire de Bezons, Dominique Lesparre, ne décolère pas. Il fustige cette décision et parle d’une « double peine » pour sa commune qui a versé des subventions à la hausse et dont les habitants devront dorénavant payer pour la mobilisation de pompiers.

Les habitants de Bezons devront-ils désormais passer à la caisse lorsqu’ils mobiliseront le pompiers ? A en croire le maire de la commune, Dominique Lesparre, oui. L’élu explique voir été informé de la décision du SDIS de mettre en place une politique tarifaire pour le déplacement de ses équipes. Problème, il aurait reçu un courrier l’informant de cette mesure le 25 avril denier pour une mise en place le 1er mai alors que la décision aurait été actée le 16 mars. « Force est de constater que, durant plusieurs semaines, nous n’avons rien su des décisions prises lors de cette réunion, puisque le compte-rendu de ce conseil d’administration n’a été rendu public que le 27/04/2012, soit plus d’un mois après ladite réunion » déclare-t-il, évoquant « la crainte des réactions que peut susciter la lecture de ces décisions » pour expliquer un tel écart.

Une nouvelle qui passe d’autant plus mal que le maire pensait avoir eu la confirmation de la gratuité de ce service public avec la hausse des subventions versées par les collectivités. « A Bezons, le montant de la contribution au SDIS est passé de 661497 € en 2010 à 692 455 € en 2011 (soit une augmentation de 5%) et sera de 708000 € en 2012 soit une nouvelle augmentation de 2,4% » précise Dominique Lesparre. L’élu évoque le coût d’une opération pour toute personne contactant les pompiers : « Pour un ascenseur bloqué 300 € ! Une destruction de nid de guêpes 130 € ! Une ouverture de porte 200 € ». Pire, le maire explique qu’une personne « de bonne volonté serait sanctionnée financièrement même si elle n’est pas elle même directement concernée ».

Alors que le SDIF suggère ouvertement aux valdoisiens de « se tourner vers une société privée » selon lui, Dominique Lesparre annonce son intention de « faire connaître son opposition par toutes les voies possibles ».