« L’année 2011 voit l’arrivée en force sur la scène de l’art contemporain des pays émergents, grâce à des économies en expansion, un marché de l’art en pleine croissance et des collectionneurs richissimes. Alors que l’Inde prévoit la création à New Delhi d’un musée d’art moderne équivalent à la Tate Modern de Londres, la présence à la Biennale de Venise de la Chine et de l’Inde, nouvelles superpuissances est symptomatique : les pays occidentaux doivent maintenant faire de la place »…

 Les artistes chinois montent en puissance, « la jeune génération a pris d’assaut plus de la moitié des sièges du Top 10 des artistes contemporains en 2010 et se trouve mieux représentée que les Américains puisqu’on y retrouve trois américains (Basquiat, Koons et Prince) contre six chinois (Zeng Fanzhi, Chen Yifei, Wang Yidong, Zhang Xiaogang, Liu Xiaodong et Liu Ye) ». En Russie, « la situation est très confuse après l’émergence très rapide d’un nouvel art contemporain et le mélange entre l’argent des oligarques et l’art », explique Marie-Laure Bernadac, chargée de mission pour l’art contemporain au Louvre. « L’émergence de ces nouveaux pays se fait sur fond de nationalisme exacerbé. Dans le contexte de la globalisation, les artistes n’ont jamais été aussi nomades et pourtant, on est bien loin du dépassement des nationalismes dans le champ de l’art ». Nous jetterons un coup d’œil rapide sur les scènes sud-africaines et brésiliennes.

L’art contemporain est-il fabriqué en Chine ? Le nouvel échiquier de l’art : Brics à Brac (Brics = Brasil / Russia / India / China / South Africa)
Conférence d’Art Contemporain #8
Mercredi 23 mai à 20h30

Espace André Malraux
5 Chemin de Montigny
95220 Herblay
01 30 26 19 15
eam(at)herblay.fr

Entrée Libre