Philippe Doucet a déclenché une action en justice, la semaine dernière, “à l’encontre de Georges Mothron sur le fondement de diffamation publique". De son côté, le député UMP sortant a déposé plainte vendredi matin pour “affichages pirates” et vol.

 Si la différence des idées est naturelle et utile en démocratie, la haine, les injures, les mensonges ne servent qu’à tromper les citoyens et à salir les femmes et les hommes engagés dans la vie politique. Ce n’est pas ma conception, ni ma pratique, du débat public”, déclare, dans un communiqué, Philippe Doucet qui a déclenché une action en justice, la semaine dernière, “à l’encontre de Georges Mothron sur le fondement de diffamation publique". Visés : les propos du sortant dans ses outils de campagne.

"Il suffit de consulter le blog et les tracts de monsieur Mothron pour se faire une idée. Ce sont des attaques personnelles", déclare l’équipe de campagne du candidat socialiste.

"C’est l’hôpital qui se fout de la charité", rétorque Georges Mothron qui, de son côté, affirme que son programme électoral ainsi que des tracts ont été apposés ou introduits dans les panneaux d’affichage officiels d’immeubles appartenant aux bailleurs sociaux AB-Habitat et Val d’Oise Habitat. “Je rappelle que ces méthodes scandaleuses avaient été utilisées en 2002 et avaient conduit le Conseil Constitutionnel à invalider mon élection alors que je n’y étais pour rien. Je souligne d’ailleurs que Dominique Lesparre est également visé par ces manoeuvres lamentables sur la cité Joliot Curie”. Une façon de poser la question d’où vient le crime tout en montrant du doigt. “c’est assez évident, la peur de perdre pousse visiblement un candidat peu sûr de lui à bafouer ouvertement la loi. Et bien ça ne marchera pas”.

Le sortant, qui a constaté depuis plusieurs semaines le vol de ses affiches “probablement utilisées aux mêmes fins” a aussi porté plainte pour vol.

Concernant la plainte du député, l’équipe de Doucet lance : "Nous sommes sereins. Nous ne sommes pas tombés dans le panneau".