Suite à l’annonce de la fin de la collaboration entre le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) et le Service d’Urgence et de Réanimation (SMUR), le groupe d’opposition départemental Val d’Oise Utile et Solidaire (VOUS) est monté au créneau pour dénoncer une décision qui « relègue la sécurité civile à une simple variable budgétaire ». La réponse de la droite ne s’est pas faite attendre. Celle-ci critique un Didier Arnal oscillant  « entre amnésie, mensonge et incompétence ».

Echange tendu entre la gauche et la droite au Conseil général sur fond de sécurité civile. Alors que le président du groupe VOUS, Didier Arnal, fustige la fin de la collaboration entre le SDIS et le SMUR, attaquant la majorité UMP-UVO sur plusieurs aspects, la droite prend soin de répondre point par point a un argumentaire qu’elle qualifie de « dégoulinant de mauvaise foi, d’approximations, voire de mensonges ».

Une concertation amiable ?

Premier point de désaccord, la concertation entre les parties. Quand la gauche estime que « la décision de porter un coup d’arrêt à la collaboration entre SDIS et le SMUR » s’est faite « sans concertation et phase de transition préalables », l’UMP-UVO conteste. « Le SDIS a demandé de nombreuses fois aux hôpitaux de revoir la convention passée dans les années 70. Ces derniers ont logiquement refusé catégoriquement de renégocier une convention qui leur était très favorable. Face à ce constat le SDIS a prévenu qu’il pourrait dénoncer la convention, mais rien n’a bougé du côté des hôpitaux » déclare la droite.

A en croire celle-ci, les établissements étaient bien au courant de la fin de la collaboration entre SDIS et SMUR. « Les hôpitaux ont si bien été informés de la situation, qu’ils travaillent déjà eux-mêmes à l’après. Ainsi l’un d’entre eux a choisi d’organiser lui-même son propre SMUR, alors que les 3 autres ont opté pour une délégation vers le secteur privé et ont lancé des appels d’offre ». Et de conclure : « De plus si le Conseil d’Administration a opté pour une dénonciation de la convention, cette dénonciation s’accompagne d’un intervalle de 6 mois durant laquelle la négociation reste ouverte ».

Une diminution du budget ?

Autre sujet de tension, le budget alloué au SDIS. Une fois encore, les propos divergent. « Lors de la séance plénière du 18 novembre 2011, la majorité UMP-UVO nous a informés tardivement qu’elle venait de signer une convention avec l’Etat stipulant, entre autre, une diminution de plus de 3 millions d’euros du budget du SDIS » déclare ainsi la gauche. Faux selon la majorité pour qui aucune baisse de moyen n’a été actée. « Le budget du SDIS n’a pas diminué de 3 millions d’euros, c’est la participation du Conseil général au SDIS qui a baissé de 2,7 millions. Une baisse qui a été compensée par des résultats excédentaires de l’année précédente. Au final le budget de fonctionnement du SDIS n’a absolument pas baissé par rapport à l’année précédente » précise-t-elle.  
 
Des fonds alloués à l’investissement pour payer le fonctionnement ?

Didier Arnal revient également sur le vote du budget du SDIS en mars dernier. « J’ai eu l’occasion de faire part de mon profond désaccord lors du vote du Budget du SDIS, le 16 mars 2012, en votant contre le budget présenté », déclare-t-il.  L’élu estime également que que celui-ci annonce « des perspectives difficiles, où la diminution des investissements sert à payer le fonctionnement ». Des propos qu’ironise la droite : « Si Didier Arnal a bel et bien voté contre le budget du SDIS, il fut le seul dans cette démarche ». Celle-ci renvoi également la balle dans le camps de l’ancienne majorité socialiste sur la question des dépenses d’investissement. « L’ancien Président du Conseil général ne se rappelle-t-il pas que c’est sous sa majorité qu’a été posée en 2009 la première pierre du nouveau centre de formation du SDIS ? L’équipement a coûté 28 millions d’euros, étalés sur trois exercices. Le centre étant désormais sorti de terre, doit-on maintenir un tel niveau d’investissement ? » s’interroge-t-elle. Un niveau d’investissement qui justifierait « la baisse de 25% du budget d’investissement du SDIS ». Pourtant, le Conseil général déclare ne jamais avoir financé du fonctionnement avec les crédits alloués à l’investissement.