Alors que le chômage a enregistré une nouvelle hausse de 1,3% dans le Val d’Oise en juillet, la porte parole de la fédération UMP du département, Stéphanie Von Euw, réclame une réaction rapide du gouvernement. « Ces mauvais chiffres sont malheureusement déjà le signe des mesures désastreuses prises en juillet par la gauche », estime-t-elle.

 Les chiffres peu encourageant du chômage rendus publics ce mois-ci n’ont pas manqué de faire réagir l’UMP du Val d’Oise. Par la voix de sa porte-parole, la droite fustige les mesures prises par le gouvernement, estimant que celles-ci sont la cause du recul de l’emploi.  Stéphanie Von Euw s’en prend notamment à la « taxation des heures supplémentaires, privant ainsi les entreprises d’un instrument de souplesse qui permet d’adapter efficacement le temps de travail en fonction de l’évolution du carnet de commandes ».

Elle juge en outre que l’Etat ne fait rien pour favoriser la croissance, directement liée à la production des entreprises : « L’activité, seule créatrice d’emplois durables, est le fait des entreprises, grandes ou petites, qui souffrent en France d’un droit du travail lourd et complexe, de charges qui pénalisent l’embauche et handicapent leur compétitivité ». Et de tacler : « La gauche répète l’erreur dramatique des 35 heures : elle croit toujours que c’est en divisant le travail qu’on le multiplie, alors que c’est en travaillant plus qu’on crée de la croissance et de l’emploi ».
 
Pour autant, L’UMP95 refuse d’imputer une part de la situation actuelle à la gestion de l’ancienne majorité présidentielle, estimant que les décisions socialistes « ne sont motivées non pas par le pragmatisme mais par une idéologie aveugle qui consiste uniquement à dire que tout ce qui a été voté par Nicolas Sarkozy est forcément mauvais ». Elle juge en revanche que la hausse du chômage est « un avertissement sans précédent pour le gouvernement qui lui intime d’agir sérieusement ».