Le collège Albert Camus d’Argenteuil se retrouve au cœur d’une bataille entre les élus de la ville et le Conseil général du Val d’Oise. Le maire (PS), Philippe Doucet, réclame « une extension de l’établissement » tandis que Xavier Péricat, conseiller général d’Argenteuil ouest, dénonce « une récupération politique détestable. »

 La rentrée est mouvementée au collège Albert Camus d’Argenteuil. Les élus de la ville se sont mobilisés ce matin devant ses portes pour réclamer l’agrandissement de l’établissement. « Nous avons un collège qui devrait accueillir 450 élèves, et qui en est à plus de 500 actuellement, dénonce Philippe Doucet, le maire (PS) d’Argenteuil. Des rendez-vous sur ce sujet ont été annulés par le Conseil général, sans repositionnement. Tout cela est renvoyé aux calandes grecs ! » C’est en effet l’institution du département qui gère les collèges du Val d’Oise. Philippe Doucet souhaiterait que l’établissement puisse accueillir 600 élèves. « Il n’y a déjà plus de salles disponibles pour faire le soutien scolaire, détaille-t-il. Nous sommes déjà sur des problèmes concrets ! » Mais de son côté, le Conseil général n’a pas attendu pour répondre à l’élu socialiste.

« Une manifestation organisée à la va-vite »

 Xavier Péricat, le conseiller général d’Argenteuil ouest, est monté au créneau en publiant un communiqué, après avoir assisté à la mobilisation ce jeudi matin. Il dénonce « une récupération politique détestable, lors d’une manifestation organisée à la va-vite. » Pour lui, le maire d’Argenteuil n’a pas pris ses responsabilités assez tôt : « Depuis 2008, nous alertons la municipalité – à commencer par le Maire – contre le bétonnage massif du quartier sans que les équipements nécessaires et notamment les écoles ne suivent. » Xavier Péricat rappelle également que Philippe Doucet était membre du Conseil général encore récemment. Il « s’étonne des trous de mémoire dont semble souffrir Philippe Doucet, Vice- Président du Conseil général jusqu’à l’an passé… Chacun sait que pour voir le jour durant cette rentrée scolaire, d’éventuels travaux d’agrandissement ou un redécoupage de la carte scolaire aurait dû être décidés bien en amont. » Pour le moment, les élèves devront continuer de se serrer dans des classes atteignant parfois une trentaine de personnes.