« On ne peut pas penser que les parents de cinq enfants soient des trafiquants de drogue », défend l’avocat français de Christophe et Liana Guillon. Ce couple originaire de Pontoise est incarcéré depuis quatre mois en République dominicaine. Partis en lune de miel sur l’île, ils sont accusés par les autorités locales d’avoir voulu ramener de la cocaïne en France. 

« C’est une situation dramatique. Ils risquent de 5 à 20 ans de prison. » Maître Olivier Desandre Navarre ne veut pas croire à la culpabilité de ses clients, Christophe et Liana Guillon. Ce couple originaire de Pontoise est détenu en République dominicaine depuis quatre mois. Les autorités locales leur reprochent d’avoir voulu ramener 11 kg de cocaïne en France, à l’issue de leur lune de miel sur l’île. Une version que réfute totalement leur avocat. « On ne peut pas penser que les parents de cinq enfants soient des trafiquants de drogue, explique-t-il. Ils n’ont tout simplement pas le profil, il partait une semaine en lune de miel, après leur mariage. » Le couple avait laissé quatre enfants (nés d’unions précédentes) en France, et emmené le petit dernier de 14 mois, remis à son grand-père après avoir été incarcéré 12 jours avec sa mère.

Une audience préliminaire dans les prochaines semaines

Le couple a été arrêté le 29 avril dernier, lorsqu’il a voulu embarquer dans le vol de retour pour la France, à l’issue du voyage. Stupéfaits, les Pontoisiens clament depuis leur innocence. « Ils estiment avoir été piégés, confirme l’avocat du couple. Ils pensent que le contenu de leurs valises a pu être échangé. » Pour le moment, l’enquête suit toujours son cours, et la défense a peu de temps pour se préparer. « Il n’y a pas de juge d’instruction en République dominicaine, explique Maître Olivier Desandre Navarre. Il y aura une audience préliminaire dans les semaines à venir, où les charges seront exposées. Il sera alors décidé si un procès doit se tenir ou pas. » Pour le moment, le couple est en détention rapprochée, sans possibilité de se voir. « Si les familles le souhaitent, je me rendrai sur place » précise leur avocat français.