"Nous allons répondre à l’urgence patrimoniale, mais l’idée d’un grand centre n’était pas financée et ne pourra pas l’être aujourd’hui", déclare la ministre de la Culture dans un entretien au Monde.

La ministre de la Culture explique dans un entretien au Monde qu’en raison de la crise économique "inouïe", le "centre de recherche et d’exposition ouvert au public" à Neuville ne pourra être réalisé. Aurélie Filippetti déclare cependant vouloir "répondre à l’urgence patrimoniale".

 "Le centre des réserves de Cergy", explique la ministre, "répondait au souci de protéger les réserves du Louvre, objectif auquel s’était greffé un projet beaucoup plus coûteux et plus long à mettre en place, porté par les élus, de centre de recherche et d’exposition ouvert au public".

Et Aurélie Filippetti d’ajouter : "Nous allons répondre à l’urgence patrimoniale, mais l’idée d’un grand centre n’était pas financée et ne pourra pas l’être aujourd’hui".

Après cet entretien au Monde, les élus du val d’Oise s’interrogent. Le projet est-il totalement abandonné ou sera-t’il revu à la baisse ?

Le député UMP Axel Poniatowski, qui a fait valoir ses entrées dans les sphères de l’Etat sous la présidence Sarkozy pour appuyer la candidature de l’agglomération de Cergy-Pontoise, s’interroge à haute voix : "ça ne fait que me renforcer dans mon intention de demander des explications à la ministre". 

Pour Dominique Gillot, 1ère vice-président PS de Cergy-Pontoise, "le projet n’est pas totalement abandonné".

Elle rappelle que l’appel d’offre du ministère de Culture portait sur la sauvegarde du patrimoine. "Nous avions voulu un projet plus ambitieux. Quand nous avons répondu, nous avons souhaité saisir l’opportunité de la présence de ces oeuvres pour créer un centre de conservation de restauration et de recherche patrimoniale. Le ministère revient à quelque chose de plus réduit". 

Dominique Gillot en conclut que le projet verra bien le jour à Neuville mais sera limité à la "sauvegarde du patrimoine.