« Je ne me retrouve plus dans la position qui domine dans le groupe et qui s’identifie à la politique du Front de gauche et de Jean-Luc Mélenchon, foncièrement hostile à ce que fait François Hollande », déclare le sénateur du Val d’Oise et ancien patron du PCF qui rejoint le groupe RDSE des radicaux de gauche. Son poulain, Jean-Noël Carpentier maire de Montigny, siège déjà avec les radicaux à l’Assemblée.

Robert Hue a expliqué son choix à la présidente du groupe communiste Nicole Borvo Cohen-Seat : « Depuis plusieurs années, j’ai soutenu le projet présidentiel de François Hollande, j’ai refusé de m’inscrire dans une stratégie de division opposant une gauche à une autre (…) Sans freiner les nécessaires critiques que l’on peut porter sur certains aspects de la politique du pouvoir, la responsabilité appelle le refus de s’enfermer dans je ne sais quelles tactiques partisanes ».

Ce nouvel épisode des relations entre Robert Hue et le PCF est dans la suite logique de ces dernières prises de positions. Il s’était déjà éloigné de la ligne du PCF en créant son propre parti, le MUP, qui a passé des accords électoraux (aux régionales et législatives) avec le PS. Enfin, pour la présidentielle, il n’avait pas apporté son soutien au candidat investi par le Parti communiste français, Jean-Luc Mélenchon, mais à François Hollande. Après l’élection de ce dernier à la présidence de la République, le nom de Robert Hue avait circulé un temps pour un poste de ministre.