Alors que le gouvernement envisagerait de revoir la loi sur le service minimum, adoptée lors de la présidence de Nicolas Sarkozy, des voix s’élèvent pour protester contre cette décision. A l’instar de Valérie Pécresse, présidente du groupe d’opposition régionale UMP, la porte parole de l’UMP 95, Stéphanie Von Euw dénonce la volonté de François Hollande de « continuer son travail de démolition systématique et idéologique des réformes de Nicolas Sarkozy ».

Face à la volonté qu’aurait affiché le gouvernement de revenir sur la loi garantissant un service minimum en cas de grève, la droite s’insurge. Alors que Valérie Pécresse craint « une régression insupportable », la fédération UMP du Val d’Oise y voit un « pur esprit clientéliste vis-à-vis des syndicats » et un retour « à la pratique traditionnelle de la négociation ».

Dans un communiqué, Stéphanie Von Euw dénonce la situation déjà compliquée des usagers du département. « Pour rappel, certains valdoisiens sont obligés de cacher leur adresse pour trouver un emploi, les employeurs rechignant à embaucher des banlieusards en raison des retards dans les transports », s’insurge-t-elle.

L’élue réclame donc un débat avec d’autres acteurs concernés : collectifs d’usagers et associations de voyageurs. « En la matière, il serait incompréhensible que le gouvernement n’écoute que les seuls syndicalistes » argue-t-elle.