5 ans que le salon Art pluriel rassemble au centre culturel et sportif Lionel Terray de Saint-Brice-sous-Forêt de nombreux artistes : des peintres, des sculpteurs, des photographes et des illustrateurs. Les arts se mélangent au pluriel. Jeunes talents ou artistes confirmés, certains sont de Saint-Brice et d’autres de la région parisienne. Le public vient chaque année de plus en plus nombreux et certains cèdent même à leurs coups de cœur en achetant des œuvres.

Cette année, parmi les 12 artistes sélectionnés pour le salon, on compte 10 femmes et 2 hommes :
En peinture :
Geneviève Bonnet-Cadith , Anne-Marie Capdevielle, Jean-Luc Dingeon, Marie-José Kakoun, MEF, Patrick Valmier, Fabienne Vincent

En sculpture :
Laurence Garnotel, Guénaëlle Grassi, Brigitte Vasseur

En illustration :
Axelle Delafolie, Estelle Fenouillière

Peinture

Autodidacte, Geneviève Bonnet-Cadith alias Gène a longtemps hésité entre peindre, écrire ou danser. Bien qu’elle ne renonce ni à la danse ni à l’écriture, elle a choisi depuis une dizaine d’années de « travailler la peinture » rigoureusement et librement. Cette Saint-Bricienne a une approche physique et narrative de la peinture, ce qui, pour elle, est un bon compromis. Son attirance pour la peinture traditionnelle orientale n’a pas été un choix au départ mais une rencontre. La place du vide, le minimalisme des couleurs, le choix des sujets et la dimension philosophique correspondent bien à sa conception de ce mode d’expression. Dans cet esprit, elle tente de ne pas séparer l’idée et la forme et de dépeindre non la chose mais l’effet qu’elle produit. Elle préfère l’idée de l’inachevé se laissant séduire par l’idée que le vide, l’absence, le blanc se chargent du reste pour tenter d’atteindre le subtil équilibre entre le vide et le plein.
http://www.lavisdegene.fr

Attirée depuis son plus jeune âge par le dessin, sa profession d’infirmière lui laissait peu de loisir pour le pratiquer. En 1992, une nouvelle orientation professionnelle (elle devient professeur des écoles) lui laisse le temps d’assouvir cette passion. Elle commence par s’exercer à l’aquarelle avec comme professeur Corinne Poplimont. Puis, en 2007, elle participe aux cours d’Achot Azarian où elle développe d’autres techniques (huile, acrylique, pastel, collages…). En 2009, elle a la chance d’obtenir une formation d’un an à l’École du Louvre en histoire de l’art. Anne-Marie Capdevielle, habitante de Bessancourt, précise : « Dans le même temps, une visite à Aix en Provence sur les traces de Cézanne, me décide à augmenter ma production et à réaliser, en vue d’une exposition, une série de tableaux où la couleur prédomine. » De nombreux artistes sont ses sources d’inspiration : Cézanne, Van Gogh, Richter, De Staël pour ne citer qu’eux. Pour cette série de paysages, de bouteilles, de nonfiguratifs et de toits, elle utilise l’huile et le couteau qui lui permettent d’obtenir différentes couches épaisses et de jouer sur les nuances. Elle remercie tout particulièrement son professeur qui l’encourage à progresser et avec lequel elle peut échanger sur la démarche de nombreux artistes.

Peintre autodidacte, Jean-Luc Dingeon est né à Saint-Ouen en 1951. De 1968 à 1976, il étudie la peinture classique, le dessin et le collage. Après une longue période figurative arrive l’envie de plus en plus grandissante de passer à la création, de travailler les matières, de confronter les couleurs, de déstructurer. Son regard porté sur les peintres américains ouvrira certainement une porte encore bien mystérieuse dans le domaine de la peinture et du collage. La couleur, voici ce qui le transporte, jouer avec, comme on joue d’un instrument de musique. Ses créations n’ont pas la prétention d’imposer une image que sublime un titre. Il invite le spectateur sur le chemin de mondes incertains. Jean-Luc Dingeon déclare avec enthousiasme : « Quel merveilleux véhicule que la peinture pour élever l’esprit vers ce que l’on va trouver sans le chercher. Bon voyage !» Il vit à Gonesse.

Marie-José Kakoun – alias MKJ’art – se dépeint comme une femme passionnée, autodidacte et indépendante. Peindre et dessiner n’est pas récent pour elle. Enfant, elle voulait créer des bandes dessinées. Sa famille, ses obligations ne lui ont pas permis de s’épanouir dans cet univers dont elle rêvait. 40 ans plus tard, elle reprend le pinceau et travaille la matière. Marie-José Kakoun décrit son art ainsi : « Ma peinture, c’est se projeter dans la nature et l’espace. Pas facile en regardant, mais imaginez…». MJK’art

Née et élevée dans la campagne bretonne durant toute son enfance, MEF a toujours vécu avec des retours impératifs vers la nature sauvage. Elle a retrouvé, il y a bientôt dix ans, le plaisir de dessiner puis celui de peindre et enfin celui de modeler la terre. Ses thèmes ont été multiples avec une préférence en sculpture pour les animaux et les portraits. La découverte de la peinture de Gorgia O’Keefe lui a fait entrevoir une approche différente de la peinture, plus proche de son intimité et mettant en évidence la pureté des lignes. L’année de l’arbre en 2011 a été l’occasion d’effectuer un travail sur les écorces. Quelques tableaux avaient déjà été réalisés lorsque elle a découvert le beau livre de Cédric Pollet « Écorces, voyage dans l’intimité des arbres ». Celui-ci lui a ouvert de nouveaux horizons notamment sur le registre des couleurs et l’envie d’approcher leur beauté en se confrontant quelquefois à la matière physique pour y parvenir. Elle a trouvé auprès des membres de l’atelier de « la Soupière à thé » de Deuil-la-Barre du soutien pour ce travail, des encouragements, critiques et conseils techniques.
www.arts-mef.fr

Né à Ecouen en 1953, Patrick Valmier a grandi dans un environnement en perpétuel mutation, dans une banlieue rurale proche de Paris qui peu à peu a connu les outrages d’un urbanisme croissant. Amoureux de la nature et de la couleur, c’est à Pont Aven au contact de l’artiste Alexandre Minguet qu’il se décide à prendre les pinceaux pour de bon et à améliorer sa technique chez un artiste-peintre d’Écouen, Jean-Claude Vertongen, un ami qu’il admire. À cette époque, il recherche les couleurs pures, s’inspire des maîtres auversois et recherche son style. Autodidacte et collectionneur à ses heures, il vit son amour pour la peinture comme une passion intense. À mesure qu’il progresse, il doute et abandonnera peu à peu la peinture car s’il y trouve du plaisir, il ne parvient pas à s’exprimer avec un style qui lui serait propre. S’en suit ainsi une période de 15 ans durant laquelle il ne peindra plus. Quand il connut la douleur de la perte de sa mère, il y a deux ans, il trouva en la peinture un exutoire pour exprimer ses sentiments, ses peines et ses angoisses avec des couleurs pures. Ainsi, il s’exprime et se console.
http://patrickvalmier.free.fr

La démarche artistique de la domontoise Fabienne Vincent se base sur la recherche constante de la lumière (qu’elle soit directe, réfléchie ou diffuse) et son effet sur la matière. Ce travail est accentué par l’emploi de peintures métalliques, de vernis, de résine et d’incrustation de matériaux divers. Fabienne Vincent ajoute également des symboles sculptés qui évoquent les rayons du soleil.
www.fabiennevincent.fr

Sculpture 

 

 

Laurence Garnotel est sculpteur-céramiste. « Mon travail est un voyage, j’emprunte les chemins que la terre me trace. Le Raku et le Raku Nu m’emportent chaque fois en terre inconnue où le feu est mon complice. À la terre d’ébène, je confie quelques parcelles de la mémoire du monde : poèmes oubliés, écritures disparues, langues mortes ou empruntées à d’autres cultures. Je lui redonne cette fonction de lien entre passé, présent et avenir. J’aime l’associer à des matériaux très contemporains ou à des objets oubliés au fond d’une cave, d’un grenier, autres témoins du temps qui passe. Pour chaque œuvre, je pars d’un sentiment, d’une émotion qui sera mon guide tant pour le choix des textes, des mots que du support. Chaque réalisation est ainsi une œuvre unique, entre peinture et sculpture, qui recompose le temps. »

 

 

Trois univers émergent de sa création… Des sculptures naïves donnant vie à des personnages tendres et insolites évoquant le rêve, la poésie, la fantaisie, des bribes anecdotiques de la vie. Des sculptures stylisées de couples enlacés dans le tourbillon de la vie où le travail de la ligne pure domine. Dernièrement, des bas reliefs carrés abstraits rappelant la nature, la matière minérale, végétale, paysages et textures. La plupart du temps, ses sculptures cuites à grès avec des terres de couleurs variées sont décorées de jus d’oxydes et/ou d’engobes. Parce que l’être humain et la vie possèdent différentes facettes générant richesse de caractères, émotions multiples… Parce que la terre procure des émotions, des sensations diverses suivant la façon dont on la travaille, spontanée, épurée ou enfantin. Guénaëlle Grassi tient à diversifier son travail, garder ces 3 axes d’études de la matière et s’ouvrir vers les champs du possible qu’offre sa personnalité, la terre, ses envies…
over-blog.com/

Brigitte Vasseur a réalisé de nombreuses décorations dans des bâtiments publics. Elle sculpte maintenant des œuvres de petit format en bronze, sujets tirés pour la plupart de la vie courante. « On est conquis par la vérité des personnages souvent groupés en conversation. Les volumes sont simplifiés, sans excès… Les diverses figures qu’elle sculpte possèdent une grandeur certaine bien que prises dans le quotidien.» (extrait de l’Univers des arts) Brigitte Vasseur expose régulièrement dans des salons et galeries où elle a obtenu de nombreuses récompenses. Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris (mention bien). Atelier d’art monumental Janniot-Adam. Membre du comité et membre du jury du salon des artistes français. Membre du comité et du jury du salon des artistes du Val de Marne.

Illustrations

 

Née en 1976, Axelle Delafolie est diplômée de l’école nationale supérieure des Beaux-arts de Caen. Elle commence à travailler ses poupées vectorielles en 2005. Très vite le charme de son travail séduira la presse, la publicité puis d’autres supports de communication comme internet. Elle travaille également avec beaucoup de poésie le papier pour créer des objets miniatures. Son travail s’adresse à tous ceux qui veulent communiquer avec des images gaies et féminines.
www.lespoupeesdaxelle.com

Estte Fenouillère, 22 ans, est actuellement étudiante en troisième année d’architecture d’intérieur et scénographie, mais est très attirée par l’illustration et le cinéma d’animation. Elle passe donc beaucoup de temps à contempler les œuvres d’artistes maîtres en la matière, ainsi que leur technique, tout en cherchant un style propre à son univers, mêlant crayon et tablette graphique. Estelle Fenouillière, d’origine Saint-Bricienne, se livre : « Il y a des sentiments qui courent en nous comme un petit animal qu’on ne contrôle pas, la lumière, le lieu, tout ça mêlé en un souvenir. C’est ce que j’ai voulu représenter, naïvement, en tentant de faire exister ces animaux qui se sont échoués par hasard dans ma conscience, leur apportant vie en couleur et texture, créant ainsi une ambiance et peut-être une histoire. »

Rencontre
Les artistes seront présents samedi 6 et dimanche 7 octobre de 14 h à 18 h au centre culturel et sportif Lionel Terray.

Entrée libre
du lundi au samedi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h,
le dimanche de 14 h à 18 h.
Centre culturel et sportif Lionel Terray
Espaces Édith Wharton et Paul Éluard
12 rue Pasteur
95350 Saint-Brice-sous-Forêt

Vernissage Samedi 6 octobre à 18 h 30