Un campement d’environ 200 Roms a été évacué jeudi matin à Saint-Ouen l’Aumône par une compagnie de CRS. Leur nombre avait doublé depuis cet été, obligeant le maire, Alain Richard, a prendre un arrêté municipal le 11 septembre dernier.

Ils étaient installés sur une zone agricole, située entre le quartier de Liesse et la zone industrielle.  Les Roms de Saint-Ouen l’Aumône ont été évacués jeudi matin. Certains d’entre eux étaient implantés depuis décembre 2011.

La commune avait constaté une forte augmentation du nombre de Roms depuis ces derniers mois. « Ce campement dont nous avions demandé le départ depuis plusieurs mois avait doublé de volume depuis le mois d’août. Et depuis trois à quatre semaines, nous avions vu beaucoup de personnes arriver sans caravane, par les transports », précise le sénateur maire PS de Saint-Ouen l’Aumône, Alain Richard.

Des procédures judiciaires avaient été engagées auparavant pour les faire évacuer. Une première avait été entamée par un propriétaire d’une des parcelles. Sommés de quitter les lieux, les occupants s’étaient alors déplacés de quelques dizaines de mètres. Le 6 août dernier, le maire a donc pris un premier arrêté mais le scénario s’est répété. Après ces échecs consécutifs, le 11 septembre dernier, Alain Richard a pris un nouvel arrêté et il a cette fois-ci requis l’intervention de la force publique pour faire évacuer le campement. 

Le démantèlement du camp se serait déroulé sans incident. Deux familles ont été accueillies, à leur demande, dans le cadre du dispositif d’hébergement d’urgence. Pour Alain Richard, c’est un soulagement : « Nous avons accompli sur la commune tout ce que nous avions à accomplir dans le domaine du social, nous avons deux campements de gens du voyage sédentarisés, nous avons des résidences sociales, des foyers d’immigrant, des dispositifs existent aussi pour l’insertion des gens en difficulté, il est de notre devoir d’éviter l’installation de ce genre de campement qui importune la population et dégrade la commune. »

La municipalité évalue à plusieurs dizaines de milliers d’euros la remise en état du terrain.