"Sur cette question d’intérêt général qui dépasse les clivages partisans, les élus doivent parler d’une même voix", déclare le vice-président du Conseil général du Val d’Oise et élu d’opposition à Cergy. Thierry Sibieude proposera  le 28 septembre au conseil municipal de Cergy une motion visant à interpeller le STIF sur ses responsabilités. Il propose également aux 12 autres conseils municipaux de l’agglomération d’adopter une résolution similaire. 

 Thierry Sibieude demandera également mu Ministre des Transports de recevoir une délégation d’élus et d’usagers. "La qualité de la desserte de Cergy-Pontoise en transports en commun souligne d’abord un drame humain : les usagers des différentes lignes, notamment du RER A, sont exaspérés, usés psychologiquement par les annulations et suppressions de trains quotidiennes ; par les travaux qui n’en finissent plus et génèrent davantage de problèmes, par les trains bondés et sales dans lesquels les malaises se multiplient… Pourtant les tarifs ne cessent d’augmenter ! dénonce le conseeiler général de Cergy Nord. La qualité de la desserte de Cergy-Pontoise c’est aussi l’attractivité du territoire et sa capacité à favoriser localement la création d’emplois. Or chacun sait qu’une entreprise ne s’installe que là où l’accessibilité est forte et facile pour ses salariés, ses dirigeants et ses fournisseurs."

En séance plénière du Conseil Général le vendredi 21 septembre, Thierry Sibieude avait déjà abordé cette question alors qu’il expliquait son refus de voter, comme la majorité départementale UMP-Non inscrits, le schéma départemental de déplacement urbain. "Comment peut-on prétendre organiser les déplacements dans vingt ans quand chaque mois, la desserte de Cergy-Pontoise recule de dix ans ?", lançait-il.
 
"Les problèmes de desserte de l’agglomération de Cergy-Pontoise sont criants et les Cergy-Pontains ne supportent plus les dysfonctionnements graves qui affectent le RER A vers Cergy, le RER C vers Pontoise et les transiliens sensés irriguer l’agglomération", conclut l’élu. 

"Face à l’inertie dans laquelle se complaisent le Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF), les opérateurs qui se partagent nos lignes (SNCF, RATP), ceux sensés les rendre opérationnelles (RFF)", Thierry Sibieude appelle donc à la mobilisation générale des élus du territoire.